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Qu'est-ce qu'on mange le 01 janvier 2008 ?
Bananas do not split

Et c'est tout.
Qu'est-ce qu'on mange le 20 mai 2007 ?
ATOMIC

Nous considérerons que l'univers s'accélère, que les orbites sont régulières et que les hamburgers sont malsains. Je suis officiellement en pause, c'est parce que je n'ai ni temps ni la moindre calorie à consacrer au blog. Officieusement, je répondrai toujours à vos remarques ou questions dans la mesure de toute la politesse dont je suis capable malgré la contrariante faiblesse de ma connexion internet, et l'apesanteur. Officiellement je suis en rendu de projet. Et je pourrai en théorie, si tout va bien, bientôt dire aux passants que je ne manquerai pas de croiser que je suis un vrai architecte.
Terminé l'Astral, Fusion, je suis plutôt un peu Supernova (pour vous donner une idée, c'est comme Mamie Nova mais en moins gras et moins sucré, en tout cas j'espère). L'ensemble de ceci se ressent dans ma cuisine, au gomasio scintillant, giclée de ketchup. Chacun son truc, mais ne vous étonnez pas de trouver de la vaisselle dans le frigo, et n'oubliez pas de sortir vos poubelles.
Soyons fous ou plutôt pragmatiques pour une fois, je prévois une pause tomate de quelques semaines, voire un mois ou deux (sachant qu'à l'Heure Internet, au troisième top, il sera l'heure d'aller vous coucher et que théoriquement, si le temps est capable de se replier sur lui-même, je ne serai pas vraiment absent). Parce que j'ai beaucoup de travail et que je ne peux plus assurer à ce blog un suivi décent, honni sois-je. Néanmoins, je ne tiendrai jamais tout ce temps sans poster l'un ou l'autre message, j'attends donc avec impatience de contredire mes propres prescriptions, d'exploser mes prévisions.
Alors c'est ça, je suis Atomique et ça se ressent dans ma cuisine, aux épices étincelantes, constellée et expéditive, je suis laituvore, tomatovore, dindovore, yaourtovore, allbranovore, poirivore, blancdoeufivore, faisselivore. Un peu au régime aussi quoi, en même temps les mini-muffins marbrés ça n'aide pas.
Sur ce, à la prochaine.
Qu'est-ce qu'on mange le 14 janvier 2007 ?
Top Ten Megavision. Subjectif, utile et mangeable.
Un Top Ten. Pourquoi encore de l'anglicisme? Savez-vous seulement que ceci n'est pas un blog mais un "bloc-notes"? Pourquoi pas? Et bien parce que pas. Moi (moi moi moi), je dis que c'est un Blog, parce que tout le monde peut le dire comme ça. Do you have a blog, Yes I do. Vous avez-un bloc-notes? Un Moleskine à côté de ma montre à gousset, oui. Ah, internet ? Un Web log, paraît-il. Sauf que quand on essaye de traduire "log" sur Babelfish, ça ne marche pas et on nous informe simplement qu'il s'agit - peut-être - d'un bogue. Pas un bug non, un bogue, et ça c'est sans doute fâcheux.
POURQUOI MOI, SEIGNEUR?
L'autre soir, alors que je déambulais tranquillement de blog en blog à la recherche du temps perdu, après avoir erré dans les abîmes de la dépravation humaine dans mon canapé, trop occupé à enchaîner 10 épisodes de Prison Break à la suite et en VO, après avoir observé un écoulement du temps anormal (il était alors 5h20 et la nuit avait été absorbée par l'écran de la télévison), je m'interrogeais sur ma possible condition d'individu manipulé par la société américaine de consommation et de concurrence, subissant l'influence terrible des séries et réfléchissant à la notion complexe de dissonance culturelle de Lahire - étais-je par ailleurs moi-même dans une situation paradigmatique? - cet autre soir donc j'ai posé mon regard de braise sur le blogue, pardon le bloc-notes de Pascale, et j'ai été plongé dans une fenêtre galacticale hypertexte transhumante, je me suis retrouvé face à moi. Volte-face, miroir de mon bug, pardon, mon blog-notes, on m'invitait à révéler mon top-ten, mon choix subjectif de recettes.
OUI MAIS POURQUOI?
Pourquoi moi? Chacun sait que les questionnaires internationaux qui veulent savoir quelle est la couleur du papier peint de ma cuisine sont légion, ils sont effectivement riches de multiples informations: par exemple, on ne sait jamais à qui les envoyer. Si la personne que l'on désigne a déjà complété le questionnaire dont on se retrouve accablé, on avouera par la même occasion ne pas avoir suivi attentivement les publications de son webjournal, ce qui peut-être perçu comme une désagréable négligence; dans le cas contraire, la personne qui ne l'a pas encore reçu, au fait, pourquoi ne l'a-t-elle pas encore reçu et en vaut-elle seulement la peine? Le cas ultime étant celui dans lequel tout le monde a déjà rempli un tel questionnaire, nous n'aborderons pas cette éventualité précise dans ce chapitre. Pourquoi moi? Ai-je été jugé assez inconnu que pour être non-susceptible d'avoir par avance reçu une telle proposition (ce qui semble être vérifié), où dois-je être flatté d'avoir été effleuré par la pensée de cette femme souriante qui est en couverture du "C'est moi qui l'ai fait.net" jusque dans mon petit supermarché du Luxembourg? Changeons la donne. Considérons qu'il est valorisant de ne pas être connu et c'est la société googelienne qui s'effondre, celle-ci étant basée sur la popularité des réponses choisies par les internautes et des hypertextes suivis. La fonction symptomatique d'un tel état d'esprit étant conceptuellement concrétisée dans la suggestion de directive "google j'ai de la chance" qui signifie tantôt "je suis paresseux", "choisissez pour moi" ou "Dis chou, on a validé notre ticket de l'Euromillions?", vous aurez compris que c'est dimanche soir et que demain, par voie de conséquence, c'est lundi.
ET QUE VIVENT LES MOTEURS DE RECHERCHE.
Quand je vois que pour arriver sur Passion fusion, certaines personnes demandent à google "je vous souhaite une excellente année de 200", "Rose noir", "quelle est approximativement la temperature de cuisson des carreaux ceramiques" ou d'autres choses, des histoires de crime, de viol, de meurtre. Eloignez immédiatement les enfants et les vieillards fragiles car je viens de constater l'aboutissement d'une recherche sur "chatte qui bave sous une jupe" (que c'est élégant) qui a mené chez moi (paf, keyword). C'est tout de même relativement inapproprié et l'individu lubrique qui en demandait autant aurait pu avoir la politesse de me laisser un commentaire, du style "hé mec où elles sont les nanas?" Hé hé hé, euh... désolé, ou "T'es con il est nul ce blog" (comme vous y allez mon brave) ou encore "oh, voilà qui est intéressant, je vais abandonner mes recherches ridicules et faire un gâteau à ma femme" - qui ne porte plus de jupes sans doute. Il faudrait alors que je surveille mon langage. Et je ne vous ai pas encore parlé de mon récent choc émotionnel à la découvertes des réelles valeurs et émanations de la Truffe, la Testostérase notamment, qui comme son nom l'indique fait référence à une sécrétion mâle et, ahem, voilà, si j'en parle je vais tromper des visiteurs éventuels. La truie cherche le mâle, c'était donc ça alors pourquoi ne me l'avez-vous pas dit? J'aurais eu l'air moins sot en plongeant mon nez dans le panier de truffes.
EUROVISION INTERNE: PASSIONFUSIONVISION.
Le Classement de mes recettes favorites cette année, sachant que le blog n'a pas un an.
1. Petits chocolats de Noël
2. Cheesecake chocolat au lait, mangue et piment d'Espelette.
3. Sorbet à la banane et au cumin
4. Stickyscones à la mélasse
5. Tarte au sucre caramel et cardamome
6. Risotto bianco poulet, chèvre, fenouil et coco.
7. Gâteau national belge chocolat etc...
8. Sirop de coquelicot sauvage et glace aux macarons.
9. Riz au lait de tomate.
10. Cake de tofu à l'eucalyptus et dulce de leche de soja.
A BIT OF INTROSPECTION.
Que tout ceci est grivois, finalement, ce jeune homme n'est pas aussi poli que je ne l'aurais cru. Je vous rappelle que j'ai déjà parlé de la testostérase, alors avec "a bit" dans le même message je me prépare à une avalanche de visiteurs forcément avides de recettes. Saviez-vous (je tairai mes sources) que les blogs parmi les plus populaires sont les blogs porno (et paf, encore un keyword)? Est-ce que ça étonne encore quelqu'un? Pour changer de sujet, en regardant derrière mois et en constatant que quelques mois se sont écoulés depuis l'ouverture du blog en mai 2006, je suis assez content. Encore beaucoup à faire, beaucoup à essayer, plus à découvrir et surtout à améliorer. Enfin, je vous rappelle que la plupart de mes cobayes sont majeurs, ou devrais-je dire adultes et consentants.
Qui veut remplir sur son blog ce Top Ten? Hein? Trois au choix, les trois premiers qui s'inscrivent dans les commentaires comme volontaires à ce sujet, après tout, ce n'est pas une solution tellement absurde. C'est la fonction Stéphane "j'ai de la chance".
Qu'est-ce qu'on mange le 02 janvier 2007 ?
Les bonnes résolutions de l'année...
Je pourrais vous parler de repas de Noël et de Saint-Sylvestre, des overdoses de saumon fumé ou de foie gras en intraveineuse, mais je ne peux plus les voir ni en entendre parler. Je pourrais vous montrer une salade de carottes mauves au curry, des oeufs mimosa (ou oeufs à la diable) sans oeufs, et sans truffe, une montagne de légumes étranges et colorés, du pourpier aux mini-pâtissons en passant par les physalis, les radis, les mini-tomates et les brocolis, mais de tels mélanges s'ils sont psychédéliques et délirants, n'aident pas à digérer. je vous remets du brillat-savarin? Avec un doigt de Sauternes, vous serez le parfait fêtard de fin d'année. Le consommateur idéal de pré-emballé sous vide en portions individuelles, pré-tranché, pré-mâché, gnagnagna, ça y est, on est en 2007 et je râle. Mais non.
Pas de pessimisme en début d'année. En fin d'année, notez, ce n'est pas non plus tellement utile, banissons donc les idées noires, les vieilles idées fausses et les vraies nouvelles, et construisons-nous un simple et pur avis personnel fondé sur une analyse critique de ce que nous mangeons, quand, comment, où et avec qui, hin hin hin. Je ne vous et me souhaite pas de ne plus manger chez McDo, comprenez-moi bien, ni de vous ou me nourrir exclusivement de graines germées et d'eau carafe Brita, disons que la fin de mes recherches dans ce domaine approchant à grands pas, il m'a semblé utile de tenter de dégager une sorte de trame de fond de tout ceci.
Les nouvelles pratiques culturelles urbaines d'alimentation. Nouvelles pratiques mon oeil oui, vous croyez que vous avez inventé quelque chose en nous faisant manger couché, dans de la glace ou dans le noir? Pas du tout. Manger mal, vite et en se barbouillant une chemise à 200€, je vous accorde que ça ne concernait que peu les BAC+5 au Moyen Age, quand ils se contentaient de manger quand ils avaient faim (c'est-à-dire tout le temps) en temps de guerre (c'est-à-dire tout le temps), néanmoins je suis persuadé qu'il leur est arrivé de chevaucher vers le Nord, un cuisse de dinde à la main, un coca light dans l'autre, en pensant à faire contrôler leur taux de cholestérol à l'arrivée (avant la dinde, ils avaient décongelé des apéro Picard et goûté le Crémant des voisins qui gardaient les enfants).
Chose rare dans l'histoire quand on y pense, on a trop à manger, et puis on ne fout plus rien paraît-il. En ce qui me concerne je vous promets que comme j'habite au 4e (2 volées par palier) sans ascenseur, il arrive que mon frigo soit vide, à ce propos je vous déconseille de manger des SpecialK dans de l'eau. Mais en général, on a trop, alors on a inventé les supermarchés, on y a placé les gens désagréables et méprisants (et très bavards) dont on ne savait pas quoi faire (surtout à la Grande Epicerie), on a ensuite effacé toute trace de lumière naturelle et on a proposé des néons, car chacun sait qu'ils mettent terriblement en valeur le grain de peau et le teint de jeune fille des mères de famille aussi bronzées que Michael Jackson en novembre. Moralité? Faites ce que vous voulez mais je vous aurai prévenu, les joues de vampires j'ai connu franchement plus séduisant.
Moralité? Encore de la moralité? Non, justement, rien que du plaisir, partout, tout le temps, voilà ce que je vous souhaite pour 2007 et même pour après, et pour toujours, et surtout pour moi tant qu'à faire en passant, convaincu que le meilleur pour vous est le meilleur pour nous, je vous souhaite de me faire beaucoup de bien. Et de retrouver votre poids idéal, c'est le moment.
Qu'est-ce qu'on mange le 10 décembre 2006 ?
Déballe mon blog. Quand tu seras revenu.
La semaine dernière, j'ai reçu une missive de la part des autorités en occupation de mon fief luxembourgeois, qui m'annonçait que j'avais bien réceptionnné un colis de Pennsylvanie. Une minute. La Pennsylvanie, ne confondons pas, si ça y ressemble ce n'est pas le pays des Vampires (ça c'est la Transylvanie), alors si ce n'est pas ma commande de sang frais, je ne vois pas ce que ça peut être. A moins que...
On me dit aussi que ce sont mes ustensiles de cuisine. Tu commandes des ustensiles sur internet toi maintenant? Mais non, je vous jure. Dis, arrête hein, c'est écrit sur le paquet, et en plus c'est un cadeau, et d'abord c'est qui cette fille et qu'est-ce qu'elle te veut? J'avoue que je me suis un peu demandé si on n'avait pas essayé de m'envoyer de l'Anthrax pour m'empêcher de parler, encore un coup de McDo, mais je me suis ravisé. C'était un colis de blog, et même qu'il venait d'Estelle du Hamburger et du Croissant (dit comme ça, c'est sans doute une fille de la noblesse).
Dedans, pour commencer, un charmant et Noëlesque Ziploc vert à paillettes qui a décidé de s'installer sur mon bureau, d'abord parce que ça sert toujours, ensuite parce que pour l'instant il contient encore quelques miettes de chips de pomme. Je veux dire, à l'époque, il en restait.
Ensuite, un sachet d'Abricots secs de Californie, variété Blenheim. Ah oui, les Blenheim je connais, on a failli en acheter un, mais on a pris un tricolore finalement, même si moi j'aurais préféré un noir et feu. Je parle de chiens.
En tout cas, les abricots sont effectivement très bons, d'autant qu'on m'en a offert d'autres en même temps, j'ai pu comparer (pas de chance pour ceux-là). Vous voyez, même en regardant on voit que c'est des abricots, ce qui n'est pas toujours le cas.
On continue avec la gelée de Grenade, mais je ne l'ai pas encore ouverte puisqu'elle va retourner avec moi à Liège avec moi tout-à-l'heure et que je préfère ne pas risquer de la voir se déverser sur mes vêtements (des chemises je peux en racheter, mais est-ce qu'on m'offrira encore de la gelée?).
Et enfin, les cookies. De délicieux cookies aux cranberries et aux pistaches qui sont arrivés pour la plupart entiers (ce qui apparaît comme un exploit) et sans doute aussi délicieux qu'à leur départ.
ET une carte, bien entendu, qui fait trèèèèèès plaisir et même avec les ingrédients dedans. Alors on dit quoi? On dit MERCI beaucoup beaucoup beaucoup Estelle. Déjà, on ne peut pas ne pas aimer son blog, c'est tout doux, et d'ailleurs je vous conseille d'aller jeter un coup d'oeil sur son repas de Thanksgiving, par exemple, même si on ne connaît pas tout ça par ici, j'ai l'impression qu'on finira par manger de la dinde avant le 24 au soir, nous aussi... C'est tout plein d'Amérique avec des vrais morceaux d'USA dedans.
ET merci Ninnie, la grande instigatrice de tout ça, organisée, méthodique, soucieuse des envois et des réceptions, mais généreuse cuisinière et blogueuse avant tout (mmmm, et voyez-vous, je ne viens pas de regarder Bambi là tout de suite mais j'ajouterais presque "au coeur d'or" ceci dit c'est tellement niais que je m'abstiendrai, néanmoins vous y penserez très fort).
Décidément, on aura tout vu. Même des cookies qui traversent l'atlantique (si ils avaient su ce qui les attendait à l'arrivée...).
Qu'est-ce qu'on mange le 06 décembre 2006 ?
Joyeux Noël à ceux qui n'ont pas de four.
Pas de four, pas de congélateur et une seule plaque électrique (pour une casserole, et c'est tout). Dieu merci j'ai tout de même un micro-ondes et une machine à vapeur. Et encore, l'électricité s'en va, comme ça sans prévenir, tout le temps, alors préparer un menu de Noël dans des conditions pareilles, c'est très euh, stimulant. En effet, combien ne sont pas dans le même cas? Je sais, pas beaucoup de monde et particulièrement sur les blogs mais voilà, pour une fois, on fera sans, ça nous changera. Une seule plaque c'est un peu limite, au moins je pourrais en avoir deux mais ce serait beaucoup moins drôle. Dans la vraie cuisine d'aujourd'hui il y a le gros robot, le magimix, la centrifugeuse, la sorbetière et mille autres appareils (pas toujours utiles), le four qui sait tout faire, le grand plan de travail, l'équivalent de 15 épiceries spécialisées et L'ARMOIRE magique aux moules, emporte-pièces, et autres accessoires. Oui, mais cette cuisine là elle alterne, et le reste du temps je profite (que dis-je, je jouis) de sa petite soeur des pauvres qui, elle, fait en même temps office de salle de bains, et propose la seule et unique plaque. Pourquoi ne pas faire mon menu dans la grande cuisine alors? Et bien, parce que je suis bloqué ici depuis 2 semaines et que je suis un ardent procrastinateur, ou encore parce que jusqu'au dernier moment le menu a changé (et il change encore). Vous l'aurez compris, je suis schyzo.
Après relecture des écrits du Dalaï Lama, il apparaît que cette histoire de cuisine n'est pas véritablement grave, mais je devrais peut-être encore vérifier ce qu'en pensait Nostradamus ou Mary Higgins Clark. Sachez qu'en Angleterre, nombre de nouveaux appartements ne disposent même plus de cuisine, ils ont juste un frigo et une alcôve à micro-ondes, sans doute pour y glisser des Knacki-ball ou des pâtes à gâteau en sachet.
Ca me rappelle qu'il faut absolument que je passe à Bruxelles pour voir l'expo sur la cuisine qui a lieu en ce moment et qui est organisée par la fondation pour l'architecture. Mais comme en architecture, il n'y a que la contrainte qui soit vraiment intéressante et donc vous qui lisez et ne disposez pas de cuisine, si vous mangez dans votre cuisine et vous rasez à côté de la vaisselle après vous être douché à côté de la fenêtre sans rideaux, vous pouvez fêter Noël la conscience tranquille. Sus à ces malheureux consommateurs de territoire, qui ne pensent même pas à cumuler les fonctions dans leur logis afin de manger moins de surface et en laisser à la nature, c'est un acte écologique. Passons maintenant à table, je veux dire dans la chambre (ou dans le bureau).
UNE ENTREE, UN PLAT, UN DESSERT.
Suite à une rapide rencontre dans le quartier indien de Paris, Elyse-la-journaliste-intrépide-qui-avait-l'air-d'une-blogueuse avait écrit une article sur "la folie des blogs", pas très consensuel et tout-à-fait authentique, et qui reflétait vraiment ce qui se passe devant et derrière l'écran. Et puis voilà qu'il y a quelques semaines elle nous a recontactés pour essayer de mettre au point le projet "menus de Noël". Grande idée, en effet mieux vaut prévenir que guérir et si vous n'y avez pas encore pensé, il est grand temps de vous préoccuper de ce que vous allez proposer à ces gens qui ne mangent chez vous qu'une fois par an, tout ça en gardant à l'idée que rien n'est plus stéréotypé que Noël.
Mais où me situer? Tout chocolat, épicé, monochrome? Hmmm... tout bien réfléchi, on oublie trop souvent ce pan de la société que constitue la population sans vraie cuisine (PSVC), qui se retrouve au resto ou chez le traiteur dans les meilleurs cas, avec des plats préparés de supermarché, des dindes sèches et des bûches industrielles, du saumon en promo sur des plats en inox et une assiette de foie gras dans les autres cas. Pas très joyeux, pour les premiers parce qu'ils ne cuisinent pas et loupent sans doute quelque chose dans le concept de Noël, pour les seconds parce que c'est effroyable et déprimant, et je préférerais encore manger des lasagnes. Noël appelle des produits phares mais il est surtout question de commensalité et ce n'est pas parce que le petit Jésus est né qu'on doit décider d'un coup de se ruiner en foie gras. Nuançons. Il est des produits chers, des produits saisonniers, des produits connotés, qui suggèrent les souvenirs des Noëls passés, et c'est chaque année l'occasion de se les offrir à nouveau justement comme un souvenir et un plaisir choisi, autorisé et symbolique. Et ce n'est pas pour ça qu'on ne doit pas s'amuser avec.
FIRST COURSE (OF COURSE).
Cannolis au saumon pimenté, courgettes et pailettes de sapin.
La première chose, c'est d'accepter d'acheter des produits, mais pas forcément n'importe lesquels. Vous avez remarqué, c'est très à la mode, tous les grands chefs avouent maintenant dans leurs beaux livres qu'eux aussi mangent du ketchup, du choco, des biscottes et des haricots en conserves. Je me réjouis pour eux et les remercie de nous faire part de cette bonne nouvelle, moi qui justement n'en consomme pas, mais ça ne veut pas dire que je me lève tous les jours à 6h pour faire mon pain (sans four). Or donc, on commence ici avec des coques à Cannolis italiennes achetées rue Hors-Château à Liège dans cette charmante épicerie qui importe tout de là-bas et où ça sent un peu le chat (il est couché sur les paquets de farine, c'est tellement charmant et authentique - je n'y achète jamais de farine). J'aurais pu faire des crèpes, c'est vrai, mais souvenez-vous qu'il n'y a qu'une seule plaque de cuisson. Et puis les bonbons, je n'en ai pas trouvé qui soient naturels et artisanaux mais tant pis, on n'en trouve jamais quand on en cherche.
Pour 4 personnes:
- 200g de saumon fumé
- 200g de ricotta ou cream cheese
- 1/2 cc de piment d'Espelette
- 1 bouquet d'estragon
- 2 petites courgettes
- 6 coques de cannolli (vous allez en casser 2 de toutes manières)
- poivre du moulin
- 6 bonbons au sapin.
TELECHARGEZ la recette ou le menu complet
1/ La farce.
Prendre son beau et grand couteau, hacher le saumon fumé sans exagérer, on veut garder une certaine texture en bouche, et à l’œil. Mélanger à la ricotta ou cream cheese (type philadelphia), comme vous voulez, poivrez, ajoutez le piment et rectifiez si nécessaire. Le saumon étant déjà salé, mieux vaut s’abstenir de saler encore, mais tout est affaire de goût alors c’est à vous de voir. A ce niveau j’ai ajouté aussi de l’estragon, mais comme d’habitude c’est facultatif, et je me dis que la menthe aurait peut-être été une bonne idée. Méfiance, ça ressemble aussi à une de ces fréquentes fausses bonnes idées.
2/ Les courgettes.
Avec un économe, tailler de longues lamelles de courgette et les cuire à la vapeur 10 minutes. Ou encore, à la poêle, ou au microondes. Attention ça devient fragile. Hacher les bonbons au couteau pour obtenir des paillettes très fines.
3/ Le montage.
Farcir les cannolis avec le mélange au saumon, les enrouler dans les bandeaux de courgette, saupoudrer de paillettes de sapin, et servir… Quelle recette débile, franchement, vous n’allez tout de même pas
servir ça ? Ca ne prend que 5 minutes, on va croire que vous n’aimez pas cuisiner.
MAIN DISH : MEET MEAT.
Noisette d'agneau laqué Tonkatsu au foie gras, navets glacés au sirop d'érable.
Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Je crois qu'il y a le fantasme du tournedos Rossini qui a refait surface. Une orgie de viande crue, mangée à même l'animal vivant et hurlant pendant qu'on le gave, c'est horrible hein? Tenez, l'électricité vient de partir, heureusement que j'utilise un portable sinon j'aurais tout perdu (ah, au fait, je n'ai pas internet bien entendu, je posterai ce message depuis un cybercafé. Quand je vous disais qu'il fallait bannir la simplicité, et revenir vers plus d'harmonie, sortir de la blogosphère pour y voir plus clair). La dinde, j'en mange beaucoup trop souvent que pour que ça ne m'évoque autre chose qu'un régime hyperprotéiné, alors plutôt une délicieuse viande rouge subtile avec des notes sucrées, donc l'agneau en noisette (ou filet pur, selon les appellations), et on aurait pu prendre du canard. Le sirop d'érable vient du marché de Noël de Liège. Figurez-vous que le grand invité de l'année, qui a débarqué avec ses échafaudages et petits chalets, c'est le Quebec.
A grands coups de cabanes à sucre, de viande de bison séchée (bien moins riche en cholesterol, less less fat), de pancakes et de pulls en laine, on essaye de nous faire croire qu'ils y vivent encore comme à l'âge de pierre. En plus, si les liégeois se préoccupaient réellement de leur choléstérol, ça se saurait. Mais peu importe donc, le monsieur dans la cabane m'a affirmé qu'il était producteur de ce qu'il vendait, il m'a expliqué tout le processus comme pour me le prouver en me suggérant des utilisations insolites comme sur des pancakes ou encore, folie absolue, sur une glace. Alors je lui ai dit que j'allais plutôt en mettre dans les navets avec l'agneau, j'ai pris mon indestructible sachet réutilisable et je suis parti. De l'oie ou du canard, sur ce coup-là je vous conseille le second.
Pour 4 personnes (adaptez selon les appétits...)
- 600g de noisette d'agneau
- 200g de foie gras de canard
- 6 navets moyens (balle de tennis)
- 5cs de sirop d'érable
- Sel, poivre du moulin
- Sauce Tonkatsu à volonté
- Huile d'olive
- au moins 12 tranches de pain au levain (avec ou sans céréales)*.
*Le pain idéal à mon avis, c'est le pain Cosaque de la boulangerie Stübli à Paris. Déjà en temps normal c'est mon préféré alors là... mais en remplacement, un pain dense un peu humide, au goût de levain prononcé et dont on coupe la croûte (mais on n'est pas obligé).
TELECHARGEZ la recette ou le menu complet
Même chose de toutes manières c'est un jeu d'enfants. Des enfants qui n'ont jamais le droit de toucher au four (demande à un adulte) de toutes manières, et qui n'ont qu'une seule poêle. Mais ça ne les empêche pas de proposer quelque chose.
1/ Le pain.
Trancher le pain, couper la croûte, le faire revenir dans une poêle avec un peu d’huile d’olive. Si vous voulez tout savoir, j’ai utilisé une huile infusée au piment. Facile. Nettoyez la poêle.
2/ Les navets.
Peler les navets, les détailler en dés et les cuire à la vapeur ou dans l’eau bouillante salée, 6 à 7 minutes environ. C’est comme les blanchir, mais en plus long. Les rincer à l’eau froide et réserver.
3/ La viande.
Trancher le foie gras, ça c’est facile. Badigeonner l’agneau de sauce Tonkatsu. Saisir les noisettes de viande à feu fort, quelques minutes de chaque côté, saler et poivrer. Retitrer du feu et laisser s’attendrir la viande.
4/ Assemblage rapide…
Le foie gras ne supportera pas 2h d’être soumis à la chaleur de la viande ou des toasts, il faut donc procéder en dernière minute. Chauffer une poêle à feu fort avec un peu d’huile, y jeter les
navets et bien remuer, baisser le feu. Incorporer le sirop d’érable, saler et laisser cuire doucement pendant 15 minutes environ. Réchauffer rapidement les toasts et la viande. Disposer le pain dans les assiettes, et trancher la viande en lamelles. Les navets sont prêts, et voilà… Ajouter un peu de tonkatsu sur l’assiette.
Servez avec beaucoup plus de toasts que de foie gras et une montagne de navets, ceci étant bien meilleur pour votre santé et ce même malgré le sirop d'érable, j'en suis persuadé. Néanmoins, si vous insistez...
ET MAINTENANT, L'INTERMEDE MUSICAL.
Qu'est-ce qu'on écoute à Noël ? Des chants de Noël certes, mais maintenant tout le monde en a fait. Elvis, George Michael puis Britney Spears, les Destiny's Child, les présentateurs télé, les joueurs de foot, tout le monde a fait son petit album de Noël à la lueur de la bougie, assis sur des branches entières de houx. Si vous êtes invités pour la lasagne précédemment mentionnée, vous choisirez évdiemment Bizet parce que vous n'avez plus peur de rien et ne manquez pas d'espoir, et vous mettrez le volume au maximum. Les radios commerciales vous assommeront volontiers d'émissions en direct si vous êtes dans la catégorie "plats préparés discount", et ça marche aussi pour la télé où vous ne manquerez pas de revoir les journalistes anglais se faire mordre par les animaux du zoo dans les sempitrenels bétisiers. Sinon ne loupez pas ARTE, il y aura sans doute un reportage sur ce bateau dont vous n'avez jamais entendu parler qui a sombré au fond d'une mer dont vous n'avez jamais entendu parler il y a de ça 300 ans environ. Mais dans les autres cas, en ce qui me concerne, j'aime les classiques de Noël, les CD qu'on offre avec le café, les petits enfants qui chantent en latin et les chansons des années 50 car, finalement, Noël c'est très Jazzy au coin du feu, sous le sapin, dans la cuisine. Il n'y a pas plus conservateurs que les jeunes.
Or donc avant le plateau de fromages que vous aurez rigoureusement choisi et délicieusement agrémenté de raisins frais, de fruits glacés et de figues moelleuses ou de cerneaux de noix, et avant le dessert, un sorbet. Quand je fais un sorbet à Noël c'est qu'il y a eu une ribambelle d'amuses-bouche, d'entrées et de salades diverses et qu'on a besoin d'une pose avant d'attaquer la suite. Ici ce n'est pas le cas, mais on peut imaginer d'en placer un comme ça, pour le plaisir, le feeling, le jazz. Gin Fizz, Jazz, zzzzzzz, Pamplemousse menthe et concombre, le tout siropé, alcoolisé au gin, sorbetisé et servi dans une coupe arrosé de gin infusé aux écorces de citron (notez que j'ai longuement hésité avec la vodka infusée au piment qui me vient de Nigella mais...).
Non, je n'ai pas de congélateur, je ne l'ai pas fait ici, mais ça marche je vous le jure, et pour preuve je vous photographierai ça le week-end. Pour le goût, à vous de tester, et si vous protestez je vous envoie Christina Aguilera en minijupe rouge et blanche, pour vous punir.
MAIS QU'EST-CE QUE TU FAIS? (POUR LE DESSERT)
J'en fous plein l'évier, ça me semble pourtant évident tu ne vois pas? Il ne faut jamais faire confiance aux glaçages industriels. C'est extrêmement liquide, ça ne goûte que le sucre et c'est plein d'huile de palme, mais ici je n'ai pas de couverture blanche, j'ai écumé tous les magasins, j'ai une commande chez un spécialiste depuis 1 mois mais ça n'est toujours pas arrivé, alors en attendant j'ai adapté. Un dessert à la truffe, pour changer un peu de la brouillade farcie, même si les desserts et surtout au chocolat sont déjà complètement démodés (over-démodés, pourrait-on dire). Je suppose que le summum de la branchitude consiste actuellement à pulvériser la truffe au laser, à la téléporter après un passage au cyclotron et la transformer en cachet d'aspirine en multipliant son goût par cent (bis, bis, bravo) mais je ne dispose même pas d'une horloge en état de marche, alors je vais en faire une ganache relativement liquide, en farcir des coques de gâteau, glacer le tout pour que ça tienne et penser à la relativité d'un point de vue quantique.
A mon avis, ça devrait faire son petit effet, le coup du chocolat à la truffe et du gâteau coulant, des trucs tellement éculés, c'est comme les chaises Tulip tout le monde en veut. Et même des perles argentées que j'ai prises dans une petite boutique en Feronstrée (toujours à Liège) qui vend aussi -miracle- du papier guitare introuvable ailleurs, des sujets de baptême, des vases en plastique, des épices en pots de 1kg. D'ailleurs, c'est là que j'ai commandé le chocolat de couverture en quantités industrielles. J'ai aussi commandé des moules polycarbonate chez Jacoby, sur le Quai Saint-Leonard (magie des transports, ils viennent de Paris, or j'aurais moins de mal à aller à Paris directement en TGV et revenir que d'aller dans le quartier Saint-Leonard) si ça vous tente.
Craquant, moelleux, coulant au chocolat blanc et truffe noire, poire pochée au vin blanc.
Pour 4 personnes :
- 1 gâteau type 4/4*
- 100g de chocolat blanc
- 150ml de crème fraîche
- 40g de truffe noire
- Chocolat de couverture blanc* *
- 1 pincée de cannelle
- 1 pincée de gingembre
- Perles argentées
* Déniché chez votre boulanger favori, bien entendu.
* * Plus riche en beurre de cacao. Sinon, un paquet de glaçage tout fait mais uniquement en dernier recours…
Pour les poires :
- 4 Petites poires fermes
- 25cl de vin blanc
- 25cl d’eau
- 300g de sucre
- 1 gousse de vanille
1/ La ganache fluide.
Avec un couteau tranchant, découper des cubes de gâteau, les diviser en deux et creuser chaque moitié.
Couper le chocolat en morceaux, le fondre au micro ondes avec la crème et les truffes hachées (reservez quelques tranches pour la déco), pendant quelques secondes à basse puissance et en remuant régulièrement. Placer la ganache au réfrigérateur pendant 1 heure environ.
2/ Les poires.
Peler les poires en conservant le pédoncule, retirer le cœur et les pépins en creusant à la base. Faire un sirop avec l’eau, le vin et le sucre et le porter à frémissement. Y plonger les poires et laisser cuire doucement pendant 40 à 50 minutes. Laisser les poires refroidir dans leur sirop. Placer au réfrigérateur. (Et n’allez pas jeter le sirop, malheureux)
3/ L’assemblage.
Remplir 2 demi-coques de ganache et en étaler un peu sur les joints, les accoler rapidement pour fermer le cube. Préparer le glaçage en fondant la couverture au bain-marie OU en suivant les instructions du sachet. La verser au centre du gâteau et étaler à la spatule avant qu’elle ne fige. Coller des tranches de truffe et quelques perles avec le reste de couverture. Servir les poires bien froides avec le gâteau, qui va assurément exploser au moindre coup de cuillère (le glaçage devient vite très dur, or le gâteau a un cœur très fragile…). Ce qui devrait divertir vos invités, en théorie.
Pour voir à l'intérieur du gâteau, prière de cliquer ICI
TELECHARGEZ la recette ou le menu complet
Ah oui, au fait, je posterai d'autres recettes toujours et encore de Noël, vous n'avez tout de même pas cru que j'allais me passer d'un four et d'une cuisine, peuh, avec de vrais ingrédients.
Qu'est-ce qu'on mange le 20 novembre 2006 ?
En attendant, la vue de mes fenêtres (et de mon coeur).
Si c'est pas mignon, quand même, l'amour. La nature fait bien les choses. Par contre je ne sais pas si vous avez remarqué mais ces derniers temps je suis tombé dans une phase de ralentissement de blog.
Ce week-end, j'ai bien fait mes raviolis du KKV mais je n'ai pas encore eu le temps de me charger de leur publication. Et puis je crois que je vais essayer une variante. En attendant, ceux-ci sont en pâte de chocolat et fourrés ricotta, miel et safran, le tout agrémenté de quelques grains de sésame (noir dedans, blanc dehors) négligemment, comme ça, en pensant à autre chose.
Du coup tant qu'à rêvasser, je me suis dit que j'allais mettre la vue de mes fenêtres (puisque j'avais un peu loupé le récapitulatif de chez Anne), ou plutôt la vue de la fenêtre de la cuisine, tiens. Ceci dit, soyons progressifs, puisque je voyage c'est ici la cuisine de Liège. Et d'ailleurs on voit l'Université.
Et puis dans quelques jours (disons une semaine), quelques petites surprises.
Hé hé hé...
Qu'est-ce qu'on mange le 31 octobre 2006 ?
Rencontre Parisienne et chocolat mexicain au salon, hum, bof.
Tout d'abord, quelques explications de base: Je mange du chocolat. Une fois ceci établi, vous comprendrez peut-être pourquoi je me suis lancé dans cette euh... aventure. Le salon du chocolat a lieu tous les ans à Paris, et en vérité c'est même un événement international qui tourne de New York à Moscou en passant par Pékin ou Tokyo. Un tel déballement de moyens ne peut pas être anodin. Je me souviens de ma visite du salon en 2005: j'avais terminé la journée sans rien acheter, puisque j'avais tellement mangé de chocolat à l'intérieur. Mes préférés: les Russes à la vodka, qui étaient près du stand Baileys. Je ne les ai pas revus cette année...

Je sais, cette photo n'a rien à voir avec cette histoire, mais j'ignorais que l'ours polaire était revenu à la mode dans la maffia, et puis ça n'est pas une veste en chocolat. Mais c'est Paris.
Et cette année? Samedi, après avoir débattu des problèmes administratifs de ma banque et affronté mon ex-concierge, fermement décidée à séquestrer mon colis de la fraîch'attitude, je me suis précipité jusqu'au 53 de la rue Louis Blanc pour rejoindre une tablée de blogeurs sans doute éreintés par une journée de foodshopping intensif. L'occasion de voir Doriann et Marie, Aude, Manue, Vero et encore d'autres dont le nom m'échappe (n'oubliez pas que j'ai eu un bref choc-présentations, je mets cet oubli momentané sous le coup du traumatisme psychique). Malheureusement, je n'ai pas pu arriver à temps pour rencontrer Claire-Emilie, grande organisatrice de la chose et GPS personnalisé par téléphone pour me guider jusqu'au lieu de rendez-vous.

Le salon « Cuisinez » … Un stand au hasard, ou plutôt pas vraiment au hasard. Chacun en pense ce qu'il veut.
Et là, doutes, hésitations ou plutôt... NON, PAS LE SALON DU CHOCOLAT! De toutes manières le lendemain matin, je commence par le salon "Cuisinez". Un salon formidable qui vous offre une version souriante et en bocal de Cyril Lignac vantant les mérites d'un robot électroménager, une zone "livres" correspondant au dix-huitième de l'étal culinaire de votre charmante librairie de quartier, quelques articles déguisés en produits artisanaux ou à prix promotionnel (20% plus chers), des ateliers cuisine autour de la soupe de brocoli ou la pâte à crêpes -complets pour les 12 années à venir- ou encore un brunch permanent du même calibre que le Space Mountain ou Indiana Jones (au moins en termes de file d'attente). Ceci vaut également pour les expos du Grand Palais la veille du dernier jour ou de la fermeture, par exemple. Et on a même le droit de s'en rendre compte pour seulement 10€. Franchement, après on va entendre dire que certains profitent des effets de mode autour du renouveau de la cuisine sous toutes ses formes, alors qu'on s'est bien rendu compte ici que ce qui comptait c'était le goût, la convivialité, l'amour de la pratique même avec seulement un couteau et une planche de bois. Oui, on peut cuisiner sans le robot rose fluo à mouvement orbital planétaire. J'avoue, je les aime bien ces robots, mais je les vois un peu trop souvent... Ce qui me console, c'est qu'on s'est encore croisé entre blogeurs, et que j'ai pu voir notamment Pauline-ma-quasi-collègue, le Monde est petit. Et vous allez-voir, il n’y a pas que le Monde.

L’épicierie japonaise Kioko, Rue des petits Champs.
Or donc, après avoir salué Manue et Aude (je ne sais pas où étaient passés les autres, sans doute perdus dans ces piétinements d'étals en étals ou tout simplement déjà partis), je m'en suis allé loin de ces joyeusetés, avec ma petite soeur et mon magazine gratuit, deux emporte-pièces et 20€ en moins. C'est là que la magie psychique a opéré (pour en savoir plus, lisez ce que nous décrit Pauline sur son programme) puisque sans aucune concertation nous avons fait la même chose, à des moments différents, je viens de le lire sur son blog. Je suis passé par la rue des Petits Champs, pour manger japonais (Toyotomi je crois, le nom du resto - personnellement je prends toujours les 18 makis) puis un passage chez Kioko et une interrogation sur ce paquet de petits pois fourrés au wasabi. J'ai pris des Wakame, un paquet d'azuki, une friandise encore aux azuki, et une bouteille d'assaisonnement type vinaigre de riz alcoolisé, mais ce que je préfère au delà de tout c'est la sauce Tonkatsu en pots King Size.
Et puis un café chez Starbucks, en pestant contre ces chaînes détestables qui s'implantent partout, se justifiant en avouant qu'on avait sans doute envie de se prendre 2 minutes pour Ally Mc Beal ou mieux, Tom Hanks et Meg Ryan dans "Vous avez un message".
Non pas que tout ceci mérite vraiment d’être raconté, mais c’est à peu près le même itinéraire que Pauline et voilà, c'est tout.
La preuve de l’invasion caféinée quelques minutes encore plus tard en retournant au Louvre, dans les galeries du Carrousel, puisque le poulpe aux muffins va aussi y déverser ses Mokas blancs et Caramels Macchiato sur le beau carrelage de Monsieur Pei (une question de tentacules).
C'est alors qu'on arrive au salon du Chocolat. Après le Space Moutain des blinis au salon Cuisinez, c'est de nouveau la file supra-sidérale pour entrer dans la billetterie (qui a dit que j'aurais mieux fait d'acheter nos entrées à l'avance?).
45 minutes et 12 euros la place plus tard, on entre, on se bouscule, on essaye d'avancer, demi-tour, quart de tour à droite -pardon madame- un pas en arrière -oups- on ne bouge plus -au secours. Et on n'a pas encore vécu le pire: la soudaine distribution de pots de glace Léonidas. Des masses qui se jettent sur la pauvre hôtesse horrifiée que j'ai même entendu soupirer "je vais les tuer".
Du coup et par un vertueux hasard –encore lui, je me retrouve avec un pot dans la main (une bonne straciatella au fait), un peu à l'écart puisque je souhaite malgré tout rester en vie.
Le reste est du même ordre: piétinements, angoisses agoraphobes et claustrophobes (dois-je citer transpirophobe, touristes-qui-prennent-violemment-des-poignées-entières-de-dégustations-phobes?). Et puis des stands fantaisistes, cosmétiques, antipathiques...
Et puis on m'a volé mon programme-catalogue, et mes chaussures ne ressemblent plus à rien, il fait 470°F dans la salle et les boissons sont hors de prix. Et j’ai goûté une ganache tiède à la feuillantine qui collait aux dents et au piment d’Espelette, mais c’était pas top (trop tiède), servi à moitié dans un gobelet en plastique fondu, le reste étant versé directement sur le dos de ma main et donc par extension, sur mon pantalon. Merci.
TROP C'EST TROP, OÙ EST MICHEL (CLUIZEL)?
MAIS, car il y a un mais contrairement au salon Cuisinez, je ne suis pas reparti les mains vides car il y avait de bonnes choses, voire de très bonnes choses. Non pas que je sois payé pour faire de la pub, non non, je vous donne simplement mon point de vue. Il faut dire que certains stands proposaient de faciliter la promenade: Baileys chilled, menthe-chocolat ou encore caramel, il faut bien se dévouer et goûter. Même chose pour la liqueur de cacao, ou le Grand Marnier, et à partir de ce moment-là, on respire un peu mieux. J'aime ou j'ai pris: les chocolat Michel Cluizel (une tablette de Noir Saint-Domingue) qui sont excellents et sans aucun de ces trop fréquents additifs, même si j'en achète tout le temps, c'est l'occasion de se voir offrir 2 ou 3 extras (Monsieur est connaisseur, hu hu hu), avec un sachet de fèves torréfiées et une tablette de 99%, pour le fun; le comptoir du cacao et ses pralinés feuilletés comme toujours ;
Les petits bijoux de Madame Setsuko dont les chocolats au thé vert ; les chocolats bio et commerce équitable, les mexicains à la cannelle ; les chocolats belges en général (ben oui ;-) entendez par là Galler, Léonidas, Daskalidès, ou bien sûr les sublimes NewTree);
et puis alors un délicieux pain d'épices, et mon meilleur souvenir de cette année, qui m'avait déjà beaucoup plus l'année dernière: le stand de promotion du Mexique, qui ne vendait rien (ça alors...) mais faisait déguster un plat national: le mole poblano servi sur des petites galettes de maïs type nachos, en mieux.
La recette était donnée et je vais vous la transmettre dès que je l'aurai testée (pour la science) mais je vous préviens: il faut une remorque d'ingrédients dont des chipotles, piments spécifiques que l'on peut tout de même remplacer par des piments qu'on trouvera dans les épiceries africaines par exemple (il y en a hmmmm, disons, rue de Montreuil au M° Buzenval entres autres).
ALORS? Le salon du chocolat, j'y retournerai? Oui, sans doute, mais seulement si on m'invite aussi à la soirée VIP, sans quoi il est impossible de savoir ce qu'on mange, de discuter avec les vendeurs, impossible de goûter le chocolat à la coriandre (et je n'achèterai pas sans le goûter), impossible de marcher plus de deux pas à la suite et sans trébucher sur des déchets, des vêtements abandonnés, des étudiants hollandais qui n'aiment pas le chocolat ou des gamins surentraînés du type voleurs de portefeuilles à Barcelone, mais appliqués au chapardage massif des petits plateaux courtois de dégustation.
Ah, j’allais oublier les robes ! Je ne sais pas si elles sont vraiment en chocolat, mais j’aimais bien ces deux-là (voir celle plus haut au début de l’article)… Et allons donc, je dédie cette photo aux blogeuses culinaires et particulièrement Manue et Aude (qui n’est pas Fabienne) ou à Marie qui n’ont pas vu les robes, nananère
Et je terminerai avec cette manifestation évidente et verticale de bon goût, une sculpture russe en chocolat blanc qui prouve si besoin était encore que le chocolat s’entoure également d’une auréole sagement mais sûrement aphrodisiaque… (Pensez au Kama-Kao). Mais comme je suis têtu, jamais je n’avouerai que j’aurais mieux fait de profiter de ma journée sans aller me mettre en hyperglycémie dans un souk anaérobie aux allures de fourmilière à la veille de la fin du Monde.
Qu'est-ce qu'on mange le 03 septembre 2006 ?
Odeurs et saveurs en cuisine et ailleurs... enfin j'ai répondu.
Cette image n'est pas de moi...
Ce charmant et déjà célèbre questionnaire m'a été transmis par mon homonyme Stéphane de Cuisiner en ligne. J'y réponds avec un peu de retard, c'est que j'étais très occupé (et un peu malade aussi, suite à un petit tour au bar à manger, je vous raconterai)... En attendant.
- Quel est votre parfum ou eau de toilette?
J'en ai plusieurs, moi aussi (ben quoi, j'ai le droit ;-):
- Mon préféré (ou plutôt ma préférée): Eau de Cartier. Celui-là, il est très frais, élégant, je le porte comme un costume. Alors d'après le fabriquant nous avons d'abord Yuzu et bergamote en note de tête, puis feuilles et fleurs de violette et lavande, et enfin musc, patchouli, cèdre et ambre. Absolument masculin, mais pas entêtant, brutal ou testostéroboosté comme certains autres (ou comme les shampoings et gels douches du rayon homme, genre Pin des sous bois humides, ébène et cèdre, tabac, fraîcheur marine -comme les toilettes- ou même fraîcheur océane, menthe forte etc). Et puis Cartier, moi, ça m'évoque toujours Nicole Kidman, mais ça n'a rien à voir.
- Mon plus ancien: Fahrenheit (Dior). Très particulier, c'est celui que je reconnais facilement chez tous ceux qui le portent (métro, bus, caisse de supermarché, etc... voire dans la rue pour les pauvres malheureux qui ont tendance à avoir la main lourde sur le vaporisateur). Alors là si on va voir la description fabriquant, on se prend pour un poête maudit qui rêve à de lointains horizons, accessibles (enfin!) grâce à ce parfum floral et boisé contemporain, chaleureux, subtil et distingué "pour les hommes épris de liberté qui envisagent l'avenir à travers le filtre de l'imagination". Pauvre de moi. Mandarine et bergamote d'abord, puis Violette, muscade, oeuillet et enfin Vetiver, patchouli, cuir.
- L'occasionnel exceptionnel: Concerto de Fragonard. D'abord celui-là je l'ai acheté à l'usine directement à Grasse après avoir hésité pendant euh... longtemps. Douceur du thé et fraîcheur de la mandarine disent-ils. Mais il y a aussi de l'ambre, du jasmin et de la bergamote.
Dites donc je me rends compte en faisant cette petite recherche que j'aime beaucoup la bergamote en termes de parfum, et c'est vrai. Je lui trouve un côté anglais un peu désuet absolument divin. Bref, n'oublions pas les autres parfums: Eau des garrigues de fragonard, qui sent le thym et bien d'autres choses, Ultraviolet de Paco Rabanne, Pure Lavender d'Azzaro,...
- Quelle odeur de cuisine préfériez vous quand vous étiez enfant?
L'odeur du pudding à la vanille (transformé au chocolat) Impérial, en sachets mais quand même, que ma maman fait encore parfois... Il fallait chauffer tout ça avec du lait, et puis le laisser refroidir... C'est tout ce dont je me souviens pour l'instant, mais je suppose qu'il y avait d'autres odeurs formidables qui ne me reviennent pas...
- Quelle odeur évoque pour vous l'été, l'automne, l'hiver et le printemps?
- Le printemps: les fleurs de jasmin, même si toutes les fleurs en général m'évoquent le printemps. Après tout le printemps c'est quand les fleurs arrivent, voilà tout. Le jasmin en particulier parce que c'est une des fleurs que je préfère, parce que j'en avais un plant dont je porte toujours le deuil (le pot était devenu trop petit), parce que j'ai acheté un arôme de jasmin chez Tang Frères et que je m'en mords les doigts car il est épouvantable.
- L'été: pêches et abricots, foin, pastèque et melon... Il y a une odeur très particulière qui se dégage des villes en pleine canicule, c'est un mélange d'asphalte chauffée, de pollution, de poussières, d'herbes sèches, de fruits trop mûrs, et ça c'est l'été. Je suis rentré à Paris il y a quelques jours et cette odeur m'a saisi dès la sortie du train, ce qui m'a mis de bonne humeur pour le reste de la saison. De là à dire que j'aime la pollution, il y a un pas que je ne franchirai pas; néanmoins, elle m'évoque de délicieux souvenirs.
- L'automne: Pommes cuites, champignons, humus et sous-bois, chocolat, chien mouillé. Mais aussi l'odeur d'après la pluie. Vous savez, il pleut après qu'il ait fait très chaud, il y a cette odeur de pluie, après la pluie. Notez que l'odeur de foin, c'est valable pour l'automne aussi.
- L'hiver: chocolat chaud. Incontestablement, la seule saison où je consomme du chocolat chaud. La neige n'a pas d'odeur, elle se contente de nous transformer en nez-bouché et nez-qui coule et ne favorise pas la transmission des odeurs...
- Si la blogosphère avait une odeur....votre blog favori: quelle serait selon vous son goût et son odeur?
Je n'ai pas de blog favori, désolé, j'en ai plusieurs, parce qu'ils sont différents, et chacun a son intérêt. "Cuisiner en ligne" sentirait l'aluminium, Mercotte : la rose (symbole, élégance), Le pétrin sent le pain chaud bien entendu, Alhya la turtle est iodée (envol, voyage, marées), Mitaine Ecarlate sentirait la barbapapa (douceur, confiance, plaisir je ne parle pas que du sucré),... il y en a tellement. AnneE : la citronelle (sophistiqué, exotique, utile) Béa (tartine gourmande) sent la framboise (fraîcheur, luxe, surprise)... pfff et tous les autres!
- Quel est votre épice parfumée favorite?
Le piment d'Espelette. C'est aussi un produit très à la mode mais ça fait longtemps que je l'aime, depuis que quand j'étais encore bien jeune j'avais goûté à ce formidable Axoa à Espelette justement à l'Euzkadi. Il m'arrive extrêmement souvent d'ouvrir mon bocal de piment juste pour sentir, cette odeur sucrée absolument délicieuse, et puis je trempe mon doigt et voilà ;-) Et puis il y a le curcuma, très terreux, qui invite forcément au voyage. Enfin, le carvi. Ah et aussi le fenouil. Et les autres...
- Quel est votre aromate parfumé favori?
J'hésite entre le basilic qui se marie décidément avec presque tout, et l'estragon, qui a ce côté acidulé, extrêmement frais, je le vois un peu comme un éclair vert. Il se marie aussi avec le sucré. Et puis je suis plutôt vinaigre que huile, donc plutôt estragon (vous me suivez? j'aime l'acide, je mange les prunes pas mûres etc.). Il a aussi un côté "poisson" très subtil. Ou plutôt, pas du tout subtil. Mais je ne dois pas oublier l'origan qui ne quitte jamais mes tomates sous toutes leurs formes.
- Bientôt plus de pétrole pour nos voitures....rouler au colza et sentir la frite? Vous, vous préféreriez rouler à quel carburant et laisser quels effluves parfumées?
Des effluves légères de fleurs et d'herbe fraîchement coupée (comme quand on tond la pelouse)... Ah oui je suis orienté développement durable tout de même, et j'avoue que je préférerais encore ne dégager aucune odeur, pour justement sentir les fleurs des champs (c'est tellement romantique...) et des mouffettes, aussi, encore.
- Quel est pour vous l'odeur de rêve d'une maison?
De quel rêve parlez-vous? Il y a des rêves où on aimerait que ça sente un peu le soufre non? hum hum hum... Je m'égare un peu. Disons que certaines maisons anglaises y gagnent à sentir la tarte aux pommes qui cuit dans le four, les appartements new yorkais se parfumeraient aux cookies triple chocolat/pecan, j'aime bien aussi l'odeur du linge qui sèche c'est vrai, ou l'odeur de la mer. Les fleurs je trouve ça un peu trop euh... fort ou entêtant (please not too capiteux). Bref, les maisons, c'est mieux avec les fenêtres ouvertes.
- Quel odeur de bois aimez-vous?
Pas le cèdre, je suis immunisé contre les gels douche pour homme je vous l'ai déjà expliqué (même chose pour le bois de santal). Disons la cannelle (c'est une écorce, ça compte?) Ou le bois de Cassias (Je reviens du Pré Verre) hum hum. Le douglas, sinon, ça me rappelle plein de souvenirs forestiers envahis par les araignées humides et agressives (mais c'est la nature, hein).
- Que ne pouvez-vous pas sentir?
Bah, un tas de choses. Pour ne pas faire dans le vraiment écoeurant, il y a quand même les incontinences du métro ou du bus, désolé, c'est épouvantable. Sinon je hais la coriandre fraîche, l'oeuf pourri, les fleurs de lotus séchées qu'on vend dans les magasins asiatiques. Ma poubelle en a contenu, j'ai brûlé la poubelle...
Et voilà... Je réfléchis un peu en ce moment, je vais voir à qui je passe ce questionnaire lol il faut que je sache qui ne l'a pas encore reçu ;-)
Qu'est-ce qu'on mange le 30 juillet 2006 ?
Anniversaire, menu finesse et gâteau mousse de raisins
TODAY THE 29 IS MY JUBILEE (THAT WAS YESTERDAY)
Craignez mon courroux car aujourd'hui (comprenez le 29 juillet) est mon anniversaire. Je passe donc de l'étape fatidique des 21 ans de ma majorité internationale aux 22 ans de mon entrée dans ce que j'appellerais la "pleine vingtaine". Heureusement ça va durer jusque 27 ans environ (après, on approche dangereusement de la trentaine). Bien que je soupçonne le Pape de ne guère prêter attention à mon cycle de vie, aujoud'hui est mon jubilée, je suis roi (et oui, je suis Lion, je m'autorise donc toutes les prétentions).
TROUVEZ L'IDÉE, JE VOUS LE FAIS CE (MON) GÂTEAU...
Tout ceci mérite bien un peu de cuisine. Encore faut-il trouver LE gâteau qui sera mon objectif de l'après-midi. Le plus difficile dans un gâteau, c'est de mettre au point l'idée maîtresse. Composants, ingrédients, ordre, montage, alliages, mariages, couleurs, décors...
Je veux du fruit, et du chocolat. De la couleur, de la fraîcheur, du moelleux, du léger. Pensons citron. Citron vert. Raisins verts, raisins blonds. Pistaches. Tiens, pistache et chocolat. Avec chantilly et gâteau mousseline/Savoie, pour faire gâteau d'anniversaire. Et du caramel parce que c'est drôle à faire, et que quand c'est mon jubilée, je m'amuse (ha ha ha...).
MAIS ON MANGE QUOI AVANT LE DESSERT?
Léger, parce que ce gâteau au fur et à mesure que la journée passe je sens qu'il ne va pas être si léger que ça, et moi encore moins demain matin sur la balance si ça continue. Misons sur les légumes, les textures et les présentations qui changent et dérouteront les plus sceptiques (ceux qui réclament des patates au lieu du quinoa, des spaghetti au lieu des udon, de l'oncle ben's au lieu du sarrasin ou de la polenta).
TOC TOC TOC? ENTRÉE.
Tartelettes tomates cerises jaunes à l'Appenzeller, tomates séchées, olives au thym et sorbet aux poivrons rouges et jaunes à l'estragon (Please Be Mediterranean)
Les recettes, demain. Ce soir je me repose. Ah oui, enfin, je digère.
AVANT LE DESSERT, LE PLAT.
Crumble au sarrasin et safran de Noix de Pétoncles à la crème, choux de Bruxelles, sauce au safran et ciboulette, petits feuilletés.
Sachant qu'on est ultra-pressés parce que la soirée devra être courte (y'en a qui bossent la nuit même que!) prévoyons en conséquence.
En récupération des chutes de tartelettes, finalement, ces petits feuilletés étaient très simples, très agréables et plutôt jolis. Vive moi. Le crumble légèrement sucré, au safran, se marie bien avec les noix de Pétoncles (sortes de Noix de Saint-Jacques en plus petit, avec du corail également).
Les recettes, demain aussi, comme pour l'entrée.
AH OHHHHH LE GÂTEAU! LE GÂTEAU!
Gâteau vert. Biscuit mousseline, caramel feuilleté croustillant, mousse aux raisins et citron vert, re-biscuit mousseline, crème de coco gelée au chocolat noir et coco râpée aux pistaches. Le tout glacé juste ce qu'il faut. Moi content du résultat. Moi pas avoir cercles à entremets alors moi ai du me débrouiller...
Ciel mais c'est vert! Le soir tombant l'appareil devient sensible (il a besoin d'un flash, or le flash c'est pas question sinon c'est moche). Comme vous le constaterez dans la recette à venir, je n'ai pas fait dans la dentelle côté décoration. Ou plutôt si c'est bien pire que de la dentelle, c'est kitsch à mourir. On dirait un vieux napperon Mamie Nova. Horreur, malheur, en vérité c'est la faute à la poche à douille, il me manque un morceau qui s'est perdu dans le trajet depuis Paris. Ici j'ai une sorte de grosse seringue bizarre tupperware, du coup j'ai eu envie d'essayer les douilles fournies avec, et voilà le résultat... Honte sur moi, encore une fois, car j'ai cédé à l'excès de chantilly, excès de fioritues, et manque de réflexion sur un vrai décor. J'avoue, j'avais plus beaucoup de temps non plus.
Exagérons dans ce cas, prenons la chose à l'envers, usons et abusons de la décoration, avec des petits animaux en mousse et même des bougies. Sauf que les bougies, vous savez bien, ce sont des bougies magiques, celles qui ne s'éteignent jamais, donnent à votre ganache un horrible goût de mèche brûlée, qu'il faut plonger dans une tasse de café pour enfin avoir la paix, et surtout qui manquent de mettre le feu à votre petit pingouin en mousse qui n'avait rien demandé à personne (voir photo tout au début du message).
Demain on teste le Japonais en ville. Kimono et grand tralala du dimanche, le chef cuisine devant vous et vous envoie directement les morceaux dans la bouche (et dans mon sac, c'est possible? vous avez des doggy bag?) Et puis demain, les recettes, et la photo de l'intérieur du gâteau...
Modification: en fait, on a été au resto brésilien Bossa Nova... On attendra ma soeur pour tester le japonais.



























































































