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Qu'est-ce qu'on mange le 25 novembre 2006 ?
Zebravioli rose, noir, blanc, rayé, écrevisse, canard, prune. KKVKV combien?
Des raviolis.. Certes, mais pourquoi? Tout simplement parce qu'en vertu de la rotation planétaire et du mouvement orbital généralisé - le temps passant plus vite quand on s'amuse - c'est Alhya alhyas la turtle qui a remporté l'édition précédente du KKVKVK avec sa tarte tatin. Et comme jacadi a dit ravioli, allons-y gaiement et même plus qu'on ne le croit avec des petites choses zèbrées de noir et de rose, farcies d'un concentré d'aphrodisiaques (pourquoi se priver?), servies sur un petit nuage rayé, tant qu'à faire.
DO YOUR OWN DOUGH. La pâte à pâtes sans machine à pâtes.
Oui d'accord, j'ai une machine à pâtes, voyez à ce sujet le pestoboosté, mais fonctionnant sur le principe de l'extrusion par vis sans fin, elle n'a pas d'outil "laminoir" ce qui permet d'éviter de faire des lasagnes ou justement des raviolis - et ça ce n'est pas vraiment l'idée du siècle, vous en conviendrez.
J'ai donc fait une pâte sans mécanisme d'aucune sorte et avec:
- 100g de semoule de blé dur fine
- 300g de farine
- 3 oeufs entiers + 1 jaune
- 30ml d'huile d'olive
- 40ml de lait (environ)
- 1 pincée de sel
- Colorants: jus de betterave et encre de seiche.
IMPRIMER l'ensemble de la recette.
Mélanger le tout sauf les colorants, malaxer longuement pour obtenir une texture juste souple mais encore un peu ferme. Diviser la pâte en deux, colorer chaque moitié, bien homogénéiser la couleur et laisser reposer environ 30minutes.
FORMATION. DECOUPAGE ET FARCE. BRICOLAGES.
Là, j'ai disposé des petits tas de la farce composée de:
- 125g de queues d'écrevisses
- 100g de magret de canard séché sans le gras
- 1 cs de ricotta
- 1 filet d'huile d'olive
- 1cc de gingembre frais râpé
- Poivre rouge du Kerala fraîchement moulu
- Mélange d'épices miracle*
- Corne de rhinocéros, Poudre de tigre (je plaisante)
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Le tout mixé joyeusement dans le formidable Magimix tout récent. Histoire de ne pas tout faire à la main, quand même, on vit à quelle époque? Si on ne consomme plus assez d'électricité on ne pourra plus dire qu'on est rien que des pollueurs.
* pétales de rose, graines de paradis, clous de girofle, écorces d'orange, gingembre, muscade, poivre noir...
Etaler la pâte en longs rectangles, couper des bandes dans la pâte noire et les poser sur la pâte rose, étaler au rouleau en appuyant pour bien souder (éviter la farine sur les surfaces à encoller, si nécessaire humidifier légèrement). Poser de petits tas de pâte et rabattre la bande sur elle même en portefeuille (encore une fois, je me dis qu'une photo aurait été plus claire, mais il y a tellement de manières de faire des raviolis quand on a la pâte, vous trouverez bien la vôtre).
Découper avec cet outil étrange et agréable qui fait des bords cannelés, écraser à la fourchette, et voilà... Cuisson à l'eau bouillante légèrement salée pendant quelques minutes selon l'épaisseur de la pâte.
ON NE MANGE PAS CA COMME CA.
En effet, on ajoute un nuage de purée de chou-fleur tout blanc (chou-fleur cuit à l'eau ou à la vapeur + crème + noisette de beurre, sel et poivre, gingembre) et on trace un trait acidulé vraiment très agréable et fait en un rien de temps avec:
- 150g de compote de prunes peu sucrée (maison), passée au chinois
- 1/4 de cube de bouillon de légumes bio
- Herbes de provence, sel, poivre
- Ail frais haché ou écrasé...
- 40g de beurre
IMPRIMER l'ensemble de la recette.
Puis on arrose le tout de quelques gouttes d'huile d'olive marinée au poivre et on parsème quelques éclats de noisettes grillées, histoire d'ajouter un peu de croquant dans cette histoire (on a encore des dents, on en profite, sinon on ne mangerait que du moulu c'est un peu frustrant pour un plat soi-disant aphrodisiaque).
IT'S BILAN-TIME. ALORS DOCTEUR?
Non, le rose n'est pas ma couleur favorite. Par contre, je crois que je vais développer une addiction pour le mélange écrevisse-canard. Un thème à approfondir puisque les fêtes arrivent déjà avec leurs gros sabots (ne me dites pas que vous n'avez pas remarqué ces loupiottes dans les rues).
Les raviolis étaient un peu fermes, je ne sais pas si c'est tellement dû à une cuisson trop courte ou à la texture de la pâte elle-même, ou encore à son épaisseur, le tout étant sans doute lié. Je n'ai pas ajouté de sel dans la farce, le magret s'en charge (au fait je viens encore de faire un magret séché suivant les instructions de Lilo, et d'ailleurs je connais le procédé par coeur. Tellement par coeur qu'au lieu de le saler 12h, je l'ai laissé 24h mais ça n'est pas bien grave, celui-là je le garderai pour des mélanges, cuissons, dans des pâtes ou je ne sais quoi...). Le trait de prune acidulé sans être sucré apporte vraiment un petit quelque chose d'intéressant.
Voilà voilà... Ah, mais j'y suis, peut-être que vous préférez les raviolis en version dessert? Du sucré, toujours du sucré... alors il y les Chocolavioli au miel et safran, sésame et pâte d'amande. Juste un peu plus loin, mais je ne sais pas pourquoi je n'ai pas envie de les faire participer (pour une fois que je fais un KKVKV salé, autant en profiter, et puis je suis tellement fier de mes zebrures...). Leur recette à eux viendra encore plus tard. Hé oui... là j'ai un gâteau d'anniversaire en retard, des marrons glacés en cours et des oranges en confisage. On ne peut pas tout faire en même temps.
Qu'est-ce qu'on mange le 05 octobre 2006 ?
Risotto: L'automne est là sans les moules, Paella.
I HATE LA PAELLA
Je ne suis pas le plus grand fan international de la Paella. L'explication est bien simple en vérité: je déteste les fruits de mer du genre moules et coquillages, les petits poulpes, les tentacules mauves... Les encornets, calamars et compagnie sont un peu trop élastiques à mon goût. Par contre, j'aime les crevettes, scampis gambas etc., et puis aussi le poulet et j'adore le chorizo, le riz, le safran, alors... peut-être bien que j'aime la paella. Quand c'est pas tout à fait ça. Et j'aime le risotto.
MODUS OPERANDI
Pour 6 personnes:
- 500g de riz Espagnol ou Arborio
- 2 oignons moyens
- 2 gousses d'ail
- 1 chorizo (collier de saucisson épicé)
- 400g de scampis, gambas...
- 300g de crevettes
- 300g de petits pois surgelés
- 300g de filet de poulet
- 3 jeunes oignons
- huile d'olive, sel et poivre
- Une grosse poignée d'olives vertes dénoyautées
- Filaments de safran
- Piment en poudre
- 2cs concentré de tomate
- Epices pour paella, si vous en avez sous la main...
IMPRIMEZ la recette (1 A4 PDF)
Faire bouillir une petite casserole d'eau pas trop salée. Y pocher les Scampis pendant 6 à 8 minutes, sortir de l'eau à l'aide d'une écumoire. Retirer la casserole du feu, y plonger les crevettes puis ajouter le safran et laisser infuser.
Pendant ce temps, couper le chorizo en tranches et émincer le poulet. Chauffer une poêle antiadhésive avec le chorizo jusqu'à le rendre croustillant, puis ajouter le poulet et laisser cuire à feu doux. Couvrir, retirer du feu et réserver.
Dans une grande poêle à Paella ou une grande casserole, faire chauffer 3cs d'huile d'olive avec l'ail et l'oignon haché. Ajouter le riz et procéder comme pour un risotto. Ajouter des louches de bouillon (celui des crevettes avec le safran) ainsi que les épices et laisser absorber à feu moyen, sans ébullition. Quand le riz est encore un peu ferme, le concentré de tomate, les petits pois et les viandes, ajouter encore un peu de bouillon, bien mélanger, ajouter les jeunes oignons ciselés et les olives, couvrir et retirer du feu. Laisser reposer 5 minutes. Rectifier l'assaisonnement et vérifier la cuisson du riz. Servir généreusement puis répartir les scampis ou gambas (que vous n'aurez pas écrasé dans la casserole).
LE RESULTAT:
Je ne suis sans doute pas le Roi de la Paella. Sans les moules et autres horreurs des fonds sous-marin (je sais les moules sont pas tellement dans les abysses, mais passons), on est pas dans la vraie, dans l'authentique. Mais j'ai vu tant de versions différentes: avec fonds d'artichauts, sans poulet, avec du lapin, sans petits pois... que j'ai préféré en faire une version plus risotto finalement. Un risotto façon paella en quelque sorte. Pourtant on m'a assuré que ça en avait bien le goût et qu'on s'attendait à chaque instant à tomber sur une moule... Le filet de poulet est un ingrédient qui ne demande qu'à être approprié, le chorizo lui est nettement plus déterminant. Et puis j'ai utilisé ce bon safran Iranien d'Istanbul que j'hésite toujours à sortir de sa boîte. Quant à la paella proprement dite, pour une fois que j'en mange (la dernière fois, c'était dans un bon restaurant de Barcelone où notre hôte avait cru bon de réserver pour toute la table le plat national...) j'en garderai un bon souvenir.
Qu'est-ce qu'on mange le 07 août 2006 ?
Risotto nero, pétoncles, trévise, champignons et noisettes, est-ce Halloween?
Orange et noir. C'est bien, mais c'est pas Halloween, alors on va faire comme si on disait que toi tu étais italien et pas américain, que toi tu avais acheté de l'encre de seiche mais que tu n'aimes pas les seiches, que tu préférais les pétoncles, que tu aimais les champignons (et je ne parle pas des noisettes, mais pour ma défense il pleut et on se croirait en novembre) même quand c'est pas l'automne (comme Halloween décidément), et que tu mettais du Parmesan mais que ça faisait pas une recette riz-fromage-champignons que je sens désespérément venir dans un prochain "Cuisine actuelle" du mois d'octobre...
LES SEICHES C'EST PAS SEC, C'EST VRAI. C'EST CAOUTCHOUTEUX.
C'est vrai quoi. Bon, pas toujours, peut-être, mais moi tout ce qui est beignets de calamars, anneaux blancs panés qu'on vous refile dans les Burger King à Londres en vous les faisant passer pour des Onion Rings, je suis contre. Alors les caoutchoucs en puissance et compagnie, je ne prends que quand je sûr...
Alors je préfère les pétoncles. Même pour 4 personnes:
- 400g de riz Carnaroli, Arborio, etc.
- 400g de noix de pétoncles
- 400g de champignons de Paris frais
- 1 petite salade trévise
- 50g de Noisettes hachées
- 200g de Parmesan
- Huile d'olive
- Sel, poivre du moulin
- 1 dose d'encre de seiche
Qu'est-ce que j'oublie, hein? Le bouillon: 1 litre 1/2 voire 2 litres de bouillon de poisson, bio, sans trop de sel comme d'habitude (si bouillon aux légumes : Rapunzel, merveille des merveilles, même dans un petit supermarché de village à 300 habitants perdu au Luxembourg, je trouve mon bouillon Rapunzel, si ça c'est pas merveilleux... Bon, d'accord, c'est pas merveilleux, c'est effrayant, c'est la mondialisation, c'est google, Bill Gates, EDF ou la Lyonnaise des eaux, Arcelor et Vivendi. Mais c'est pratique, voilà, bon, je ne dirai plus rien). Ou du Knorr, ma foi, on ne reçoit aucun Empereur à dîner de ces temps-ci, on peut se le permettre.
Sinon, puisque vous le prenez ainsi bande d'extrémistes, courez chez votre poissonier acheter des carcasses de poisson (là s'il ne vous regarde pas de travers vous avez de la chance, c'est comme si vous décidiez de faire votre boudin et que vous demandiez 10 litres de sang frais à votre boucher; Il y a 20 ans peut-être, je ne dis pas, mais maintenant...), laissez-les cuire bien longtemps dans votre cuisine qui vous rappellera alors les halles de la criée à Ostende, avec de nombreux légumes pelés et découpés, faites réduire, assaisonnez, ouvrez les fenêtres, faites la vaisselle, désodorisez la cuisine, désinfectez vos vêtements et voilà, on se demande pourquoi les gens achètent encore du bouillon en cubes.
TIC TIC TIC TIC ET TAC, RANGERS DU RISQUE, NE VOYEZ-VOUS RIEN VENIR?
Faut-il encore expliquer comment faire un risotto? Non, il suffit de regarder sur la page du Risotto bianco poulet/fenouil/chèvre/coco pour en savoir plus. Simplement, ici j'ai cuit le riz dans le bouillon ou plutôt j'ai chauffé le bouillon enfin je l'ai diffusé dans le riz qui l'a absorbé (bref...) et à la fin j'ai ajouté la trévise et les champignons revenus dans un peu (un peu... et encore un peu...) d'huile d'olive, puis les pétoncles qui ont cuit dans les dernières minutes du risotto, et puis j'ai ajouté l'encre de seiche et là il faut bien mélanger... On retire du feu, on jette 150g de parmesan, on mélange, on couvre 5 minutes, et on sert saupoudré de beaucoup de noisettes hachées et de copeaux de parmesan. Je m'interroge sur le possible remplacement total voire partiel de l'huile d'olive par de l'huile de noisette ou de l'huile de noix (Tic et Tac sont sur le coup). Et si on a un beau basilic qui pousse dans la cuisine on en profite pour en mettre un peu, mais allons-donc...
Ah, vous voyez bien que ça n'est pas encore Halloween... Le temps d'une petite photo on a eu droit à 12 secondes de soleil. Mais ça Madame, ça, c'est l'Italie, le Risotto, l'huile d'olive (Huile Royale Picholine Vierge Extra Moulin des Costières Médaille d'Argent 2005 (un cadeau ramené de là-bas... rien que son nom en met plein la vue, mais hé ho c'était l'Argent, pas l'Or...Et puis elle est dans un petit bidon métallique dont il est impossible de se servir sans en mettre partout) du Sud de la France, mais c'est pas grave, ce n'est pas le moment de faire du Nationalisme) le Parmesan, la Trévise... Et alors? Trick or Treat ? (Des bonbons ou un sort?) ...
Qu'est-ce qu'on mange le 04 août 2006 ?
Pâtes fraîches tomate homemade au cabillaud et pesto boosté.
On est vendredi, vous avez remarqué? Et vendredi, je ne vous le fait pas dire, c'est le jour du poisson. Les traditions familiales c'est comme ça, et tant mieux, sauf que le cabillaud enfariné sauce à la crème, brocoli et basmati, merci mais... pas chaque vendredi. Vendredi, vendredi, basmati, cabillaud, brocoli, vendredi, brocoli, brocoli, vendredi, cabillaud, basmati...
Changeons. D'accord, ça prend plus de temps, mais c'est les vacances non? J'ai bien le temps de m'affairer à la fabrication de pâtes fraîches maison. Je viens justement d'acheter de l'encre de seiche pour les pâtes. Ah euh non en fait je voulais en faire plutôt un risotto, alors gardons ça pour plus tard voulez-vous... Passons à la tomate, ça c'est coloré, naturel, insipide quand on y fait un peu attention mais tant pis, et puis comme en ce moment il pleut, c'est du soleil en concentré (25 à 30%, c'est indiqué sur la boîte)...
LA MACHINE A PÂTES QUI AVAIT SIGNÉ UN PACTE AVEC LE DIABLE.
Figurez-vous qu'on s'est vu offrir une machine à pâtes à Noël dernier. Non, pas cette machine à pâtes métallique aux accents d'Italie, celle qui semble avoir traîné sur les plans de travail de malheureuses mamma à la chaîne aux Temps Modernes, pas ces instruments vulgairement manuels, à manivelle, tout brillants de leurs molettes, roulettes et laminoirs, instruments de tranchage et autres accessoires à raviolis. Non, car ce modèle marche bien, que dis-je, il fonctionne. Il fait des pâtes, dans la mesure où il aplatit la pâte et la découpe, ce qui satisfait grandement et simplement la majeure partie de la population mondiale résolue à changer de temps en temps des Barilla, de Cecco etc. en se donnant beaucoup de mal et de vaisselle pour un résultat que quasiment personne ne remarquera. Tels sont ces malheureux perfectionnistes qui errent désespérément sur les blogs culinaires.
Mais non, donc, car nous avons reçu une "machine à pâtes entièrement automatique". N'est-ce pas merveilleux? N'est-ce pas formidable? Il suffit de mettre la farine (bol farine) et de mélanger l'oeuf (ou pas d'oeuf) avec de l'huile et de l'eau, dans la machine, et comme on ferait un pain, on obtient des pâtes. Magique. Magique comment? Et bien comme une vis d'Archimède brevetée par la NASA et les Emirs de Dubaï, la machine extrude les boudins de pâte et vous fait en 2 temps 3 mouvements des tagliatelles, spaghettis, canellonis, penne, macaroni, lasagnes etc. Sauf que premier problème, avec un tel système d'extrusion il est impossible de faire des lasagnes. L'emballage et le mode d'emploi nous mentent délibérément. Et en plus, les cannellonis, c'est pas possible non plus. Bon, on fera des tagliatelles (et ne pensons même pas aux raviolis). En gros, pas moyens d'avoir une bête abaisse fine de pâte. Voilà ce qui arrive quand on fait tout en automatique, on ne contrôle plus rien du tout. Et en plus y'a pas de marque. Même pas une référence, rien, c'est quoi cette boîte, ça vient d'où d'abord? Aucune réponse. La NASA sait garder ses secrets, mais je crois encore en la corruptibilité de certains Emirs.
Et puis pour que ça marche la pâte doit avoir une consistance que seuls 247 essais d'ajout de farine, puis de liquide, trop de liquide, moins de farine, plus de farine, plus de liquide, moins de pâte, plus d'oeuf,... vous permettront d'obtenir. A ce moment là, vos pâtes sortiront enfin, toutes les unes sur les autres, s'écrasant et se collant de proche en proche, n'attendant que votre petite menotte souple et douce pour se déchirer ou s'agglomérer à jamais (et pour toujours selon la formule consacrée). De même si elles sortent bien séparées, c'est lorsque vous les couperez (sans arrêter le flux infernal de la machine) qu'elles se colleront, bien entendu. Toute tentative de tri ou décollage ultérieur étant vouée à l'échec, mieux vaut annoncer des spaghettis épais au menu plutôt que des capellini, des boudins plutôt que des tagliatelles et des gnochis au lieu de tout le reste (couper les gros rouleaux en morceaux).
RIEN NE M'ARRÊTERA DE TOUTES MANIÈRES.
Car moi aussi j'ai plus d'un tour dans mon sac. Ah les pâtes collent, tant pis, je les séparerai dès leur sortie. Oui j'y passerai du temps, et non ça ne suffira pas. Modifions donc les ingrédients. Justement la machine propose une d'ajouter de la tomate. Risquons le coup (j'ai ajouté le tabasco pour relever le goût)...
- 1 tasse de semoule de blé italienne pour pâtes (ou de farine, à défaut)
- 1 tasse de farine
- 2 oeufs
- une cuillère à soupe d'huile d'olive
- 2 cuillères à soupe de concentré de tomate
- quelques gouttes de tabasco
Passons les misères de la mise au point de la texture idéale de la pâte. Et voilà, en tout cas ça colle, ça se sépare difficilement, mais ça va encore. Et niveau cuisson, méfiance, une à deux minutes suffisent.
DÉSOLÉ, MAIS LE PESTO DE LA GRANDE ÉPICERIE EST BIZARRE.
On nous annonce sur le site de la Grande Epicerie de Paris que la Madame qui va chercher les produits à travers le monde en traversant les contrées sans craindre pour ses papilles a choisi comme chouchou le pesto italien à la Genovese de la marque "La Favorita". D'accord, donc essayons-voir ce qu'il nous raconte (nous qui avons testé maintes et maintes fois le pesto en Toscane, chaque fois ou presque sublimé par le basilic et l'huile d'olive qui dominaient). Déjà ici on dirait qu'il est au citron. Mais il n'est pas mauvais. Euh, par mesure de sécurité, ajoutons tout de même quelques petites choses. Et puis le poisson.
Pour 4 personnes:
- 600g de cabillaud
- 1 pot de Pesto à la Genovese de "La Favorita"
- 100g de pecorino
- 150g de Parmiggiano
- 150g de pignons de pins
- 10cl de lait
- Basilic frais
- 2 gousses d'ail
- Votre excellente huile d'olive
- Sel, poivre du moulin
Cuire le cabillaud au micro-ondes avec un peu d'eau, ou à la vapeur. Dans une grande sauteuse recouverte de téflon (ou autre chose, bien sûr), faites dorer à sec vos pignons, débarrassez dans un bol puis déversez dans la sauteuse (encore elle) allègrement et sans souci votre pot de pesto, chauffez doucement, ajoutez le pecorino râpé, 50g de parmiggiano râpé, 50g de pignons râpés (comment? A la moulinette à fromages, comme le reste, bien entendu).
Ajoutez le cabillaud et mélangez bien. Ajoutez les deux gousses d'ail hachées ou pressées, le lait, un trait d'huile d'olive, le basilic ciselé, salez et poivrez. Et voilà... Laissez cuire un petit peu pour éventuellement épaissir mais n'oubliez pas que vous allez verser ça sur vos pâtes.
QUE RETENIR DE TOUT CECI?
Qu'il vaut mieux faire son pesto soi-même si on a goûté à des petits pestos locaux en Italie, parce que ce sont ces recettes-là qu'on préfère, et pas forcément les vraies recettes traditionnelles. C'est selon chacun bien entendu. Que les machines à pâtes manuelles ont encore de l'avenir. Que vendredi prochain, il faudra trouver autre chose.
Qu'est-ce qu'on mange le 15 juillet 2006 ?
Nouilles Somen crevettes, lait de coco, gingembre, citron vert, curry vert, noix de macadamia et champignons crus
Les nouilles Somen je les ai déjà faites à la dinde, crème de courgette à l'anis et fausse truffe noire, ou encore à la crème de navet fleur d'oranger et boeuf mariné. Mais bon, là j'ai comme une envie d'exotisme, de fraîcheur, de citron vert, de voyage, et puis de crevettes et de pas-beaucoup-de-cuisson-par-pitié-j'étouffe.
Alors les crevettes elles sont très bien même congelées, de toutes façons ici c'est soit des barquettes cuites et décongelées soit cuites et congelées. Du coup j'opte pour les pas-encore-décongelées. Et puis les Somen elles se mangent froides et c'est délicieux nature, mais on va quand même faire une sauce/marinade, parce que ce midi on est deux et qu'on va pas se priver. Et tant d'ingrédients, est-ce que ça n'est pas un peu la foire à la confusion des goûts ici? Je ne pense pas. On goûte les crevettes, on goûte les somen (si si) et les noix, et les champignons. Le reste, c'est une sorte de sauce qui m'a un peu rappelé le curry vert, et qui était plutôt harmonieuse je dirais. Mais je peux me tromper ;-)
Pour 2 personnes, ingrédients: (la liste peut paraître longue mais vous avez déjà tout ça, ou vous improviserez ;-)
- 300g de crevettes (roses, grises, congelées, décortiquées, empoisonnées, comme vous voulez)
- 120g environ de nouilles japonaises "Somen"
- 1 boîte de lait de coco de 300ml
- 100g de noix de macadamia
- 250g de champignons frais
- 1 cuillère à café de coriandre en poudre
- 1 cuillère à café de curry
- 1/2 cuillère à café de poudre de réglisse
- 5cm de gingembre frais râpé
- le jus et le zeste d'un 1/2 citron vert
- 1 cuillère à soupe de basilic ciselé (ou d'autres herbes/aromates verts ;-)
- Cristaux ou fleur de sel, poivre du moulin
Décoration facultative : copeaux de noix de coco (1€ le paquet de 500g chez Detou...c'est pas ruineux), poivre fraîchement moulu, cristaux de sel, brisures de noix de macadamia.
Décongeler les crevettes ou les sortir gentiment de leur barquette. Pendant ce temps faire cuire les Somen selon les instructions, soit à peu près 3 minutes dans de l'eau bouillante salée, les égoutter en les passant sous l'eau froide, bien les rafraîchir et encore laisser égoutter.
Mélanger les pâtes aux crevettes et au gingembre râpé et jus de citron vert, lait de coco, épices, noix de macadamia, et bon, tout le reste. Laisser mariner environ une demi-heure au frais au frigo voire au congélateur. Et voilà... servir dans des bols et manger avec des baguettes (quoi de plus agréable que de croquer des noix de macadamia après les avoir attrapées avec ses baguettes?)
Hé, vous avez vu? Cette fois, j'ai décongelé les crevettes! Ah oui et bien entendu encore une fois j'ai une pensée pour Alhya et Mercotte qui n'aiment pas la noix de coco. Ma soeur, votre collègue anti-coco, étant en pique-nique, je profite de l'occasion pour en utiliser ;-) Mais je me dis qu'avec du lait ou plutôt de la crème de soja (mais allégée alors ;-) On devrait obtenir un résultat pas mal non plus, voire meilleur. Donc la prochaine fois, j'utiliserai peut-être ça tiens...
Qu'est-ce qu'on mange le 23 juin 2006 ?
Somen et crème de courgette à l'anis, dinde épicée, truffe noire.
J'ai bricolé ça avec les restes de pâtes d'hier et de champignons tout aussi d'hier mais tout aussi rebutants (froids, c'est horrible en tout cas).
Ce qui change: j'ai remplacé les navets par de la courgette cuite à la vapeur et non épluchée, mixée, et les épices de cette sauce par de l'anis vert moulu. Ensuite, j'ai ajouté sel, poivre, crème épaisse toujours aussi allégée, et un trait de pastis, parce que c'était l'heure de l'apéro (entre autres justifications).
La dinde est taillée en gros morceaux, roulée-boulée dans un mélange de sel, poivre, anis vert. Puis revenue dans une poêle avec un peu d'huile. A part, les champignons noirs qui ne me tentent plus trop sont coupés en morceaux, revenus dans un peu d'huile (toujours environ 1/2 cuilère à café par poêle, on ne peut pas dire que j'abuse tout de même), avec sel, poivre, et pour améliorer leur goût (moi je n'utilise pas de glutamate ;-) j'ai ajouté du vinaigre balsamique aromatisé à la truffe. Parfait pour donner le change. A la fin, on mélange la volaille aux champignons, réchauffe les pâtes au micro-ondes avec un peu d'eau, on mélange et voilà.
Si quelqu'un a de bonnes recettes utilisant les champignons noirs, je suis preneur... (à mon avis, il doit y avoir du bouillon là-dessous...)
Qu'est-ce qu'on mange le 22 juin 2006 ?
Somen et crème de navet à la fleur d'oranger, boeuf mariné, champignons noirs.
Les somen, ce sont des nouilles japonaises à base de farine de blé tendre. Elles ont déjà un très agréable goût, plutôt doux, simplement cuites à l'eau, mais ça ne nous empêche pas de les accommoder. Pour ça, un sachet de champignons noirs chinois séchés, du boeuf et des navets. Cette crème de navets est une chose incroyable, que j'ai mentalement improvisée en hésitant devant le rayon légumes, mais je serais surpris d'apprendre que personne ne l'a jamais fait, tellement c'est simple, et délicieux.
En gros, la recette si on peut dire: Découper le boeuf (100 à 150g par personne) en lanières ou en dés et les faire mariner dans de la sauce soja, poivre et vinaigre de vin (par exemple), environ 30 minutes au moins. Faire tremper les champignons dans de l'eau jusqu'à ce qu'ils soient tendres (environ 5 à 10 minutes).
La crème de navets: (à essayer absolument)
- des navets (ça alors)
- quelques épices, joyeusement mélangées (cannelle, anis, gingembre, girofle, coriandre, curry, muscade...)
- crème fraîche épaisse allégée (4%, ça ira très bien)
- eau de fleur d'oranger
Eplucher et tailler les navets en dés, les cuire à la vapeur ou dans de l'eau bouillante salée jusqu'à ce qu'ils soient tendres, les mixer avec les épices, la crème fraîche et l'eau de fleur d'oranger. Au niveau des proportions, elles dépendent de votre mode de cuisson des navets, mais l'important est d'obtenir une consistance crémeuse assez épaisse. Réserver au chaud.
Faire revenir dans une poêle les champignons égouttés, rincés et coupés en morceaux avec le boeuf. Cuire les nouilles somen environ 3 minutes, les rincer sous l'eau froide après égouttage pour éviter qu'elles ne collent. Et voilà...
Ah cette crème de navets, je n'en reviens pas. On dirait une béchamelle améliorée, sans farine et hyper allégée en matières grasses, et en plus dont l'ingrédient principal, c'est un légume. On croit rêver. Peut-être un moyen de faire aimer les navets à leurs éternels ennemis (la fleur d'oranger est facultative)...
Qu'est-ce qu'on mange le 17 juin 2006 ?
Tourte poulet coco pruneaux, pique-nique au Moyen Age
Mais qui est de retour? C'est lui, c'est le soleil. Sauf que cette fois, il a décidé d'amener nos bons vieux amis les examens dans le bazar de son rayonnement. Et comme cette année j'ai pris un cours d'histoire sur la restauration du Moyen Âge, je me plonge un peu plus chaque jour, un peu plus profondément, dans les gravures de monuments, châteaux, cathédrales et autres majestuosités.
Vous vous souviendrez à l'avenir que j'étais tombé par hasard sur l'expo "La cuisine au Moyen Âge" qui a toujours lieu d'ailleurs à Paris. Sachant cela, fi des monuments de cette architecture de l'aristocratie; honni sois-tu noble Chevalier, parce que moi, je n'habite pas un château mais un appartement, et que je fais mes courses au marché, et que quand j'étudie, je ne passe pas trois heures à cuisiner, surtout quand il fait beau et que je pourrais manger dehors. Mais quand même, j'ai des envies de Moyen Âge.
Pour la pâte:
- 350g de farine complète
- 150g de farine blanche
- 1 sachet de levure de boulangerie sèche rapide (oui enfin rapide, rapide...)
- 1 cuillère à soupe de sel
- 1 cuillère à soupe de sucre
- de l'eau tiède
Mélanger tous les ingrédients, pétrir, bouler et laisser reposer 1 heure et demi à température ambiante sous un linge humide, comme d'hab quoi, c'est un pain, on ne va pas se prendre la tête, c'est médiéval et on est pressé, sait-on jamais qu'une guerre se déclare au dehors, sire. Pendant ce temps-là, étudier son cours.
Pour l'intérieur de cette fabuleuse pâte à pain toute bête:
- 600g de filet de poulet (ou de dinde, de canard, de boeuf, de gibier, de faisan...)
- 300g de pruneaux moelleux
- 75g de noix de coco râpée (ne faites pas l'impasse sur cet ingrédient, c'est vraiment un plus en fait)
- sel, poivre, huile, herbes etc
Saisir le poulet en dés dans un peu d'huile, ajouter les pruneaux, sel poivre et épices, la coco, mélanger, couvrir et retirer du feu.
Étaler la quantité de pâte nécessaire (1 grosse tourte, plusieurs petites...), foncez le moule beurré, remplissez de farce et couvrez (soit avec les bords de la pâte qui déborde du moule, soit avec un autre morceau de pâte si c'est trop court ou si vous faites une grosse tourte plutôt que des petites...). Percez un trou pour évacuer la vapeur qui craquerait monstrueusement votre chausson, badigeonnez généreusement de lait (on ne va quand même pas casser un oeuf pour ça) et enfournez à 220°C pour environ 25 à 30 minutes, à surveiller bien entendu, au feeling, je ne suis pas entré dans votre four.
Avec ça, une salade bien vinaigrée parce qu'on est pas des mauviettes au Moyen Âge, avec des échalotes parce que c'est comme ça, et puis une figue. Mais pourquoi une figue? Parce que tout simplement, au Moyen Âge, il y avait des formes "à la Viollet-le-Duc" (Paris 1814 - Lausanne 1879, période qu'Aliénor et le reste du monde des adultes ne considère effectivement pas comme étant le Moyen Âge, je vous l'accorde), et que non seulement le bonhomme dessinait des figues, mais en plus il s'appelait Viollet (ah ah ah) et que comme j'avais acheté des figues vertes, je me suis aussi précipité sur les violettes, et puis en plus, hein, ça vous fait un peu penser à la toiture d'une tourelle. Mais si, avec un peu d'imagination et autant de grammes dans le sang. Sang Real. Tous les morceaux se recoupent.
Commentaire modifié le 12/05/07 suite à la judicieuse remarque d'une lectrice attentive que je remercie encore. Quand je répands des mensonges, n'hésitez pas à me le signaler.
Qu'est-ce qu'on mange le 15 juin 2006 ?
Des tagliatelles de légumes?
Ah bon. On dirait plutôt des spaghettis que des tagliatelles en vérité. Jusqu'à il y a quelques jours, je pensais que ce genre de réalisations étaient réservées aux nantis possédant la mandoline des professionnels, l'arme fatale 8, ou qui s'escrimaient à trancher au couteau de si fines bandelettes. Mais non, il suffit d'un éplucheur à julienne, tout simplement. Et si on en trouve à 8, 12 ou même 25 euros dans certains magasins de Paris, sachez qu'on en trouve aussi à 3,5 euros. J'ai vu ça hier, je me suis dit que je ne pouvais pas louper l'occasion. Pour les malheureux qui n'en possèderaient pas encore, c'est donc au sous-sol d'un grand magasin du côté de l'Opéra qu'on les trouve (vous en connaissez beaucoup des magasins qui font de la cuisine au sous-sol?).
Bien, voilà qui est prometteur...
Qu'est-ce qu'on mange le 10 juin 2006 ?
Ravioli des cavaliers vengeurs, courgettes à la menthe
Les cavaliers désarçonnés en veulent tantôt à leur ennemi, tantôt à leur monture, tantôt à la princesse qui domine la joute. Peu importe finalement, car il n'y a qu'une vengeance possible: ils ne peuvent toucher ni la princesse ni leur opposant. Reste le cheval. Et qu'est-ce qu'ils en font? Des raviolis.
Je sais, il y a comme un halo de polémique autour de la viande de cheval, mais la petite madame qui en vend au marché a l'air bien trop sympathique pour être réellement suspectée de crime.
Enfin, j'avais envie d'utiliser le paquet de feuilles de raviolis que j'ai acheté chez Paris Store, supermarché asiatique de Belleville.
Les raviolis sont simplement farcis de haché chevalin revenu dans une poele avec une échalote et un demi-poireau émincé, du sel, du poivre et une pincée de piment. Et pour accompagner, parce qu'il nous faut des légumes pour être de bonne humeur, un petit cercle de courgettes sautées à la menthe, pour le petit côté voyage, et pour contraster avec la supposée douceur des raviolis (ce qui s'est vérifié).
VENGEANCE! (Et si j'allais faire un tour à l'hyppodrome de vincennes choisir mon prochain morceau?)






























































