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Qu'est-ce qu'on mange le 12 juillet 2006 ?
Sirop de Coquelicot sauvage, la nature est mon amie.
Je vois depuis longtemps sur les étals des supermarchés des sirops de coquelicot, mais souvent ils sont constitués d'arômes artificiels. Dans le même état d'esprit, on fabrique des sirops de rose à tour de bras, et des confits de pétales, etc. Je ne suis pas un grand connaisseur de la cuisine des fleurs, du coup, je ne suis pas sûr d'aimer (je ne prends jamais le macaron à la rose, en gros ;-)
Alors que j'étais sur mon vélo à arpenter les reliefs un peu mous de la région, j'ai remarqué que poussaient ça et là des bosquets de coquelicots. Du coup cet après-midi, j'ai chevauché ma monture et me suis rendu directement à la source, pour recueillir les précieux pétales. Mais attention, la nature est bien faite, et les coquelicots ayant conclu un pacte satanique poussent toujours près ou simplement dans des orties, des ronces, des lianes à bouboules-qui-collent-aux-chaussettes, des plantes à bestioles qu'on dirait des choux-fleur, etc. Mais quel plaisir de saisir les délicates petites choses (vite dans un sac, vite à la maison).
J'ai fureté sur le net pour trouver des recettes de sirop, confit de pétales ou je ne sais quoi, mais j'étais pressé, et j'ai fini par bidouiller, d'autant que beaucoup de recettes demandaient déjà 500g de pétales et croyez-moi, quand on cueille en plein soleil dans une végétation hostile, on ne revient pas avec 500g. J'ai fait un sirop avec 200g de sucre roux, 100g de sucre en poudre (je trouve le sucre roux un peu fort parfois) et 400ml d'eau, porté à ébullition, j'ai nettoyé les pétales et les ai plongés dedans.
Première surprise, le liquide devient rouge-mauve, les pétales deviennent mauve-bleu puis immédiatement tout blancs et ratatinés (en bref, moches). Bien, je suppose que c'est normal... Après avoir laissé infuser 15 minutes hors du feu, j'ai filtré puis fait réduire sans ébullition (longtemps... comptez 1h) jusqu'à obtenir un sirop bien concentré, puis j'ai ajouté mon magique mélange agar-agar/eau, l'équivalent d'une 1/2 cuillère à café. Et voilà, en pot parce que je n'ai pas de petites bouteilles, et au froid.
C'est très parfumé, très agréable, et quand je n'en aurai plus je crois bien que je finirai par acheter du sirop de coquelicot si j'en trouve qui soit un peu naturel ;-) Maintenant, quant à ce que je vais en faire, je surfe psychologiquement entre la glace/sorbet, la crème brûlée et ces macarons que je repousse sans cesse à plus tard (re, re et re-procrastination).
Qu'est-ce qu'on mange le 26 juin 2006 ?
Verrines contre la grisaille, salade de chou jaune saturé.
Toujours dans l'esprit de ces derniers jours de faire des préparations colorées (naturellement de préférence, excepté pour les carrés verts à l'eucalyptus, navré de cette entorse... ;-), la recette de ma salade de chou préférée. C'est très jaune, et très customizable aussi en vérité, le chou s'adaptant à beaucoup d'environnements et de placards.
- 1/2 petit chou blanc
- 3 cuillères à soupe de vinaigre de vin à la noix
- 4 cuillères à soupe de vinaigre de vin blanc à l'estragon
- 2 cuillères à soupe de votre meilleure huile d'olive
- 1 cuillère à café de curry
- 1 cuillère à café de curcuma
- 1 pincée de gingembre en poudre
- Une cuillère à café de miel
- sel, poivre du moulin
Emincer le chou dont on aura au préalable enlevé les grosses feuilles périphériques, sales, flétries et légèrement repoussantes, en commençant par couper le chou entier en 4, en retirant le coeur et en détaillant encore les quarts en huitièmes puis en lanières, enfin, vous faites comme vous le sentez. Les cuire à la vapeur ou au micro ondes avec de l'eau pour les rendre tendres (à vous de voir ce qui vous tente, comptez environ 20 minutes, le temps dépend aussi de la quantité que vous allez préparer...). Quand pendant ce temps, préparer l'assaisonnement en mélangeant tous les ingrédients. N'ayez pas peur du vinaigre. Quand le chou est cuit, égouttez si nécessaire puis ajoutez la vinaigrette, mélangez bien, rectifiez éventuellement les proportions que j'ai données, elles dépendent de la quantité de chou bien évidemment, et laissez refroidir puis reposer au frigo avant de servir, bien frais, saupoudré de sel craquant (paillettes, fleur de sel, sel du moulin...), d'un peu de sucre roux éventuellement et de poivre du moulin. Le chou chaud absorbe la vinaigrette, ce qui donne bien sûr un résultat très différent si vous ajoutez l'assaisonnement à du chou cru ou cuit mais froid. Ici, on obtient un résultat quasiment "confit"... (Miam).
Customizations : avec des raisins secs, avec des noisettes, avec du roquefort, avec des lamelles de pommes acides, à la vanille, avec du safran, de la ciboulette, etc...
Qu'est-ce qu'on mange le 25 juin 2006 ?
Brochettes de tofu au café, hypersaturation de chou fluo.
Mais qu'est-ce qui m'arrive? Les derniers messages publiés ont tous plus ou moins un côté sino-japonisant. C'est pourtant pas dans mes habitudes, d'avoir des habitudes. Je n'en ai pas marre? Et bien non. La crème de navet à la fleur d'oranger avec les somen, c'était le clin d'oeil oriental. Avec les courgettes à l'anis, avec les même somen, on marchait sur la frontière franco-italienne. Le shake betterave et fraises, il est plutôt Français pour les ingrédients, Américain pour la méthode (et Gay Pride, notez bien, comme le gâteau coccinelle de Debo). Les carrés à l'Eucalyptus et au miel venaient autant de la planète mars que des recettes de Grand-mère. Voilà tout.
Et donc, toujours avec du tofu, poursuivons nos investigations. Cette fois-ci, j'ai pris du tofu ferme. J'ai jeté l'emballage, et c'est bien dommage, parce que c'est le meilleur tofu que j'ai mangé jusqu'à aujourd'hui. Je l'ai acheté que Paris Store (Supermarché Villette distribution), M° Belleville, juste au carrefour en sortant. C'est un paquet plastique souple transparent, de 450g, qui contient 2 morceaux (mais on ne voit qu'un gros bloc). Désolé, pour le reste, c'était écrit en chinois, je ne saurais le retranscrire... J'en avais choisi un autre au départ et c'est une vendeuse, puis une autre cliente qui m'ont plutôt recommandé cette version-ci. Merci Mesdames ;-)
S'il y a bien une chose à laquelle je ne résiste pas avec le tofu, c'est les marinades. Voir à ce sujet la célèbre et merveilleuse recette de Claire pour faire aimer le tofu à ceux qui ne l'aimeront jamais. Modification ici, adaptation à mes placards et à mes envies de ce matin, j'ai fait mariner les dés de tofu au café:
- 5 cuillères à soupe de sauce soja "dark"
- 2 gousses d'ail hachées
- 2 cuillères à café de gingembre en poudre
- 2 cuillères à soupe de vinaigre à la noix
- 2 cuillères à soupe de café instantané
- Poivre, herbes de provence (pour le côté grillades...)
Marinade pendant 2 heures, puis roulade dans de la fécule de pomme de terre et de la poudre d'amandes. Embrochage avec des oignons, puis grillade dans la poêle. Un vrai barbecue (rappel, en ce moment à Paris, il fait un temps exécrable, il pleut, c'est horrible, je crois que cet après-midi pour oublier ça je vais aller m'enfermer au nouveau Musée des Arts Premiers de Jean Nouvel, vous savez, les petites boîtes de couleur, la façade végétale gnagnagna, il faut que j'aille un peu voir comment c'est tout ça maintenant que c'est ouvert ;-)
Et avec ça, de la polenta et une salade de chou jaune, jaune, jaune, dont je donnerai la recette plus tard, ou demain, parce que là, il faut que j'aille faire la vaisselle. Et ce soir, Fooding.
Qu'est-ce qu'on mange le 24 juin 2006 ?
Entrée salée, tofu, betterave et fraises aux Herbes de Provence, IMBB27+SHF20.
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Il fait lourd, mais lourd... et gris. Pour l'été, c'est pas joyeux, surtout un samedi. Alors prenons les choses en main, lançons nous dans la légèreté. Il suffit de mettre un short, de prendre son sac et de filer au marché. Sauf que cette fois, je suis passé devant la boutique bio, alors, pour la légèreté, je me suis dit que j'allais opter pour le tofu soyeux (silken tofu, tofu souple, soft tofu, etc). Puis, je me suis lancé dans le marché en partant pour une fois du côté opposé à mon habitude (il est en une seule ligne sur le cours de Vincennes). Autre vision des choses, vraiment. Du coup, la lourdeur envolée, corrigeons la couleur, avec d'un côté des fraises parce qu'elles seront bientôt parties, d'autre part des betteraves. Et tout ça en entrée, sucré-salé bien sûr, mais quand même. C'est vrai, le beurre salé, on l'utilise dans les desserts, et rien n'empêche de faire de ceci un dessert également.
- 1 grosse betterave rouge
- 250g de fraises
- 200g de silken tofu
- herbes de provence
- fleur de sel ou cristaux, poivre du moulin
- Tabasco, ou piment (d'Espelette, c'est nickel) (facultatif)
il suffit de mixer le tout, de réserver au frais un peu avant de servir, de répartir dans de jolis petits contenants à votre goût, et chose à ne pas oublier, de moudre un peu de poivre et de répandre du sel sur le dessus (le sel fondra doucement et constituera une couche délicieuse en surface de la chose... Mmmh et puis cette couleur irréelle, en photo, ça ne donne pas la même chose...
Qu'est-ce qu'on mange le 06 mai 2006 ?
Gnocchis, roquette et champignons
Tiens, j'avais encore quelques photos dans un coin de mon ordinateur. C'est l'occasion de les afficher, enfin en tout cas, pour ce qui vaut le coup d'être préparé au moins encore une fois à l'avenir. C'est le cas à mon avis de ces gnocchis, mais je me répète, je ne force personne à goûter. En gros, c'est encore un plat retour du marché, comme nombre de ceux qui sont présentés en ce moment...
Pour 2 personnes:
300 à 400g de gnocchis selon l'appétit des convives
400g de champignons de Paris, mais libre à vous de choisir d'autres variétés
Environ 75g de pignons de pin et de cerneaux de noix
1 oignon
2 belles poignées de roquette
Facile, comme toujours. Dorer les pignons dans une poele, à sec. Cuire les gnocchis juste quelques minutes dans de l'eau bouillante salée jusqu'à ce qu'ils remontent à la surface et les égoutter. Faire suer l'oignon dans un peu d'huile, ajouter les gnocchis, mélanger et les laisser dorer eux aussi, parce que ça nous fait plaisir. Ajouter les noix et les pignons, les champignons, saler, poivrer, mélanger et continuer à cuire dans la poele à feu très doux. Personnellement, je préfère que les champignons soient encore un peu fermes mais pas trop, plutôt que noirs et complètement mous. Avant de servir, ajouter la roquette et mélanger. En hiver, on peut facilement être tenté d'y ajouter des morceaux de cantal, mais au printemps on préférera des copeaux de parmesan parsemés par de frèles petites mains innocentes. Au final, c'est un peu ce que j'apellerais un joyeux mélange.
Qu'est-ce qu'on mange le 05 mai 2006 ?
Ravioli frais, basilic, épinards et lait de coco
Quelques raviolis frais (fourrés ici au fromage de chèvre), des épinards frais hachés et revenus dans une poële avec de l'ail et un oignon, des noix de cajou grillées, du basilic frais, et tout ça ajouté ensemble dans une grande poële, pour rissoler un peu les raviolis, ajouter les autres ingrédients et lier au lait de coco... Alors, c'est un plat italien ou un plat thaïlandais? Dans tous les cas, c'est très bon...







































