Qu'est-ce qu'on mange le 31 octobre 2006 ?
Rencontre Parisienne et chocolat mexicain au salon, hum, bof.
Tout d'abord, quelques explications de base: Je mange du chocolat. Une fois ceci établi, vous comprendrez peut-être pourquoi je me suis lancé dans cette euh... aventure. Le salon du chocolat a lieu tous les ans à Paris, et en vérité c'est même un événement international qui tourne de New York à Moscou en passant par Pékin ou Tokyo. Un tel déballement de moyens ne peut pas être anodin. Je me souviens de ma visite du salon en 2005: j'avais terminé la journée sans rien acheter, puisque j'avais tellement mangé de chocolat à l'intérieur. Mes préférés: les Russes à la vodka, qui étaient près du stand Baileys. Je ne les ai pas revus cette année...

Je sais, cette photo n'a rien à voir avec cette histoire, mais j'ignorais que l'ours polaire était revenu à la mode dans la maffia, et puis ça n'est pas une veste en chocolat. Mais c'est Paris.
Et cette année? Samedi, après avoir débattu des problèmes administratifs de ma banque et affronté mon ex-concierge, fermement décidée à séquestrer mon colis de la fraîch'attitude, je me suis précipité jusqu'au 53 de la rue Louis Blanc pour rejoindre une tablée de blogeurs sans doute éreintés par une journée de foodshopping intensif. L'occasion de voir Doriann et Marie, Aude, Manue, Vero et encore d'autres dont le nom m'échappe (n'oubliez pas que j'ai eu un bref choc-présentations, je mets cet oubli momentané sous le coup du traumatisme psychique). Malheureusement, je n'ai pas pu arriver à temps pour rencontrer Claire-Emilie, grande organisatrice de la chose et GPS personnalisé par téléphone pour me guider jusqu'au lieu de rendez-vous.

Le salon « Cuisinez » … Un stand au hasard, ou plutôt pas vraiment au hasard. Chacun en pense ce qu'il veut.
Et là, doutes, hésitations ou plutôt... NON, PAS LE SALON DU CHOCOLAT! De toutes manières le lendemain matin, je commence par le salon "Cuisinez". Un salon formidable qui vous offre une version souriante et en bocal de Cyril Lignac vantant les mérites d'un robot électroménager, une zone "livres" correspondant au dix-huitième de l'étal culinaire de votre charmante librairie de quartier, quelques articles déguisés en produits artisanaux ou à prix promotionnel (20% plus chers), des ateliers cuisine autour de la soupe de brocoli ou la pâte à crêpes -complets pour les 12 années à venir- ou encore un brunch permanent du même calibre que le Space Mountain ou Indiana Jones (au moins en termes de file d'attente). Ceci vaut également pour les expos du Grand Palais la veille du dernier jour ou de la fermeture, par exemple. Et on a même le droit de s'en rendre compte pour seulement 10€. Franchement, après on va entendre dire que certains profitent des effets de mode autour du renouveau de la cuisine sous toutes ses formes, alors qu'on s'est bien rendu compte ici que ce qui comptait c'était le goût, la convivialité, l'amour de la pratique même avec seulement un couteau et une planche de bois. Oui, on peut cuisiner sans le robot rose fluo à mouvement orbital planétaire. J'avoue, je les aime bien ces robots, mais je les vois un peu trop souvent... Ce qui me console, c'est qu'on s'est encore croisé entre blogeurs, et que j'ai pu voir notamment Pauline-ma-quasi-collègue, le Monde est petit. Et vous allez-voir, il n’y a pas que le Monde.

L’épicierie japonaise Kioko, Rue des petits Champs.
Or donc, après avoir salué Manue et Aude (je ne sais pas où étaient passés les autres, sans doute perdus dans ces piétinements d'étals en étals ou tout simplement déjà partis), je m'en suis allé loin de ces joyeusetés, avec ma petite soeur et mon magazine gratuit, deux emporte-pièces et 20€ en moins. C'est là que la magie psychique a opéré (pour en savoir plus, lisez ce que nous décrit Pauline sur son programme) puisque sans aucune concertation nous avons fait la même chose, à des moments différents, je viens de le lire sur son blog. Je suis passé par la rue des Petits Champs, pour manger japonais (Toyotomi je crois, le nom du resto - personnellement je prends toujours les 18 makis) puis un passage chez Kioko et une interrogation sur ce paquet de petits pois fourrés au wasabi. J'ai pris des Wakame, un paquet d'azuki, une friandise encore aux azuki, et une bouteille d'assaisonnement type vinaigre de riz alcoolisé, mais ce que je préfère au delà de tout c'est la sauce Tonkatsu en pots King Size.
Et puis un café chez Starbucks, en pestant contre ces chaînes détestables qui s'implantent partout, se justifiant en avouant qu'on avait sans doute envie de se prendre 2 minutes pour Ally Mc Beal ou mieux, Tom Hanks et Meg Ryan dans "Vous avez un message".
Non pas que tout ceci mérite vraiment d’être raconté, mais c’est à peu près le même itinéraire que Pauline et voilà, c'est tout.
La preuve de l’invasion caféinée quelques minutes encore plus tard en retournant au Louvre, dans les galeries du Carrousel, puisque le poulpe aux muffins va aussi y déverser ses Mokas blancs et Caramels Macchiato sur le beau carrelage de Monsieur Pei (une question de tentacules).
C'est alors qu'on arrive au salon du Chocolat. Après le Space Moutain des blinis au salon Cuisinez, c'est de nouveau la file supra-sidérale pour entrer dans la billetterie (qui a dit que j'aurais mieux fait d'acheter nos entrées à l'avance?).
45 minutes et 12 euros la place plus tard, on entre, on se bouscule, on essaye d'avancer, demi-tour, quart de tour à droite -pardon madame- un pas en arrière -oups- on ne bouge plus -au secours. Et on n'a pas encore vécu le pire: la soudaine distribution de pots de glace Léonidas. Des masses qui se jettent sur la pauvre hôtesse horrifiée que j'ai même entendu soupirer "je vais les tuer".
Du coup et par un vertueux hasard –encore lui, je me retrouve avec un pot dans la main (une bonne straciatella au fait), un peu à l'écart puisque je souhaite malgré tout rester en vie.
Le reste est du même ordre: piétinements, angoisses agoraphobes et claustrophobes (dois-je citer transpirophobe, touristes-qui-prennent-violemment-des-poignées-entières-de-dégustations-phobes?). Et puis des stands fantaisistes, cosmétiques, antipathiques...
Et puis on m'a volé mon programme-catalogue, et mes chaussures ne ressemblent plus à rien, il fait 470°F dans la salle et les boissons sont hors de prix. Et j’ai goûté une ganache tiède à la feuillantine qui collait aux dents et au piment d’Espelette, mais c’était pas top (trop tiède), servi à moitié dans un gobelet en plastique fondu, le reste étant versé directement sur le dos de ma main et donc par extension, sur mon pantalon. Merci.
TROP C'EST TROP, OÙ EST MICHEL (CLUIZEL)?
MAIS, car il y a un mais contrairement au salon Cuisinez, je ne suis pas reparti les mains vides car il y avait de bonnes choses, voire de très bonnes choses. Non pas que je sois payé pour faire de la pub, non non, je vous donne simplement mon point de vue. Il faut dire que certains stands proposaient de faciliter la promenade: Baileys chilled, menthe-chocolat ou encore caramel, il faut bien se dévouer et goûter. Même chose pour la liqueur de cacao, ou le Grand Marnier, et à partir de ce moment-là, on respire un peu mieux. J'aime ou j'ai pris: les chocolat Michel Cluizel (une tablette de Noir Saint-Domingue) qui sont excellents et sans aucun de ces trop fréquents additifs, même si j'en achète tout le temps, c'est l'occasion de se voir offrir 2 ou 3 extras (Monsieur est connaisseur, hu hu hu), avec un sachet de fèves torréfiées et une tablette de 99%, pour le fun; le comptoir du cacao et ses pralinés feuilletés comme toujours ;
Les petits bijoux de Madame Setsuko dont les chocolats au thé vert ; les chocolats bio et commerce équitable, les mexicains à la cannelle ; les chocolats belges en général (ben oui ;-) entendez par là Galler, Léonidas, Daskalidès, ou bien sûr les sublimes NewTree);
et puis alors un délicieux pain d'épices, et mon meilleur souvenir de cette année, qui m'avait déjà beaucoup plus l'année dernière: le stand de promotion du Mexique, qui ne vendait rien (ça alors...) mais faisait déguster un plat national: le mole poblano servi sur des petites galettes de maïs type nachos, en mieux.
La recette était donnée et je vais vous la transmettre dès que je l'aurai testée (pour la science) mais je vous préviens: il faut une remorque d'ingrédients dont des chipotles, piments spécifiques que l'on peut tout de même remplacer par des piments qu'on trouvera dans les épiceries africaines par exemple (il y en a hmmmm, disons, rue de Montreuil au M° Buzenval entres autres).
ALORS? Le salon du chocolat, j'y retournerai? Oui, sans doute, mais seulement si on m'invite aussi à la soirée VIP, sans quoi il est impossible de savoir ce qu'on mange, de discuter avec les vendeurs, impossible de goûter le chocolat à la coriandre (et je n'achèterai pas sans le goûter), impossible de marcher plus de deux pas à la suite et sans trébucher sur des déchets, des vêtements abandonnés, des étudiants hollandais qui n'aiment pas le chocolat ou des gamins surentraînés du type voleurs de portefeuilles à Barcelone, mais appliqués au chapardage massif des petits plateaux courtois de dégustation.
Ah, j’allais oublier les robes ! Je ne sais pas si elles sont vraiment en chocolat, mais j’aimais bien ces deux-là (voir celle plus haut au début de l’article)… Et allons donc, je dédie cette photo aux blogeuses culinaires et particulièrement Manue et Aude (qui n’est pas Fabienne) ou à Marie qui n’ont pas vu les robes, nananère
Et je terminerai avec cette manifestation évidente et verticale de bon goût, une sculpture russe en chocolat blanc qui prouve si besoin était encore que le chocolat s’entoure également d’une auréole sagement mais sûrement aphrodisiaque… (Pensez au Kama-Kao). Mais comme je suis têtu, jamais je n’avouerai que j’aurais mieux fait de profiter de ma journée sans aller me mettre en hyperglycémie dans un souk anaérobie aux allures de fourmilière à la veille de la fin du Monde.
Et eux, ils en pensent quoi?
Le Salon du chocolat, je n'y vais plus depuis quelques années, c'était tellement mieux au début (ma bonne dame) quand ça se tenait encore au Carroussel ou à l'espace Branly.
La Salon cuisinez, grosse déception mais heureusement entrée gratuite car sinon ça aurait été très grosse bouderie.
Désolée de t'avoir raté samedi, j'ai abandonné le groupe à 12h...
D'abord, merci Débo, car tu me confirmes que le Salon de Chocolat n'a pas toujours été Porte de Versailles, j'ai eu peur d'avoir la mémoire qui flanche déjà à 25 ans !
Sinon Stéphane, si tu veux profiter du Salon lorsqu'il y a moins de monde il faut arriver tôt. Pour ma part dimanche 10h, 5 minutes de queue pour les billets, à partir de 12h00 ça commençait à être la cohue. Ou encore mieux en semaine, en tout cas dans ma "jeunesse" quand ça se passait à l'espace Branly, c'était calme.
On râle, on râle, mais on a quand même eu un fantastique numéro de Maxi cuisine gratuit, non? Maxi cuisine, ses belles photos, ses recettes novatrices...
Et puis j'ai vu Cyril Lignac de 3/4 dos, je suis très contente, ça vaut bien les 10€ de l'entrée (message à Débo et à tous les autres : que le suivant qui me nargue avec le coup des entrées gratuites s'attende au pire!)
Et la pauvre hôtesse du salon du Chocolat, je la comprends, j'ai été hôtesse aussi, et les gens ça fait peur...
Sinon, c'est limite angoissant d'avoir fait pile le même parcours. Il faudra se pencher sur les liens paranormaux qui relient les blogeurs. Leur fascination pour les petits pois au wasabi, par exemple...
C'est dommage....
On aurait pu se rencontrer, car j'étais sur Paris vendredi a la soirée du salon cuisinez et j'y suis retourné Samedi matin. Ce sera pour la prochaine !
Au plaisir de te rencontrer un jour peut etre.
En tous les cas certains chefs trouvent que tu as du talent et de l'imagination, si tu penses un jour a te reconvertir...
Comme Prawn, je fais une crise la prochaine fois que quelqu'un me dit qu'il n'a pas payé son entrée à Cuisinez! Non mais c'est vrai quoi, minçalors, elle était où cette fameuse Elisabetta et ses invitations?
Bravo et merci pour ce reportage Stéphane, j'espère que l'année prochaine le salon Cuisinez! sera mieux organisé et surtout présentera plus de stands de produits artisanaux et moins de Cyril Lignac :)
Merci pour la dédicace de la robe : tu crois que je rentre dedans ?
J'aime beaucoup ton compte rendu, il est fidèle à l'image que j'avais gardé de toi !
A une prochaine !
Aude qui n'est pas Fabienne mais qui n'était pas vexée de ta méprise !
Visiblement le salon Cuisinez ne fait pas l'unanimité. Si ce type de salon ne vous convient pas, vous pouvez vous rendre a Equip'Hotel salon pro qui aura lieu du 5 au 9 novembre prochain.
J'étais au salon du chocolat samedi mais je suis repartie vers 16h, trop de monde ! J'ai beaucoup aimé ce salon, et fais pas mal de découvertes sympas ;)
j'hésitais à y aller.. je crois que je vais me contenter de vous lire :) et puis j'ai ramené d'excellents chocolats de belgique !
Alors ainsi tu te serais un peu mélangé les pinceaux : Aude, Fabienne, non Fabienne, Aude !!!
Et non pas vu les robes en chocolat, dommage ...
J'ai trouvé le salon "cuisinez" sympatoche mais je suis super contente de pas avoir payé l'entrée et je suis ultra contente d'avoir rencontré autant de personnes hypra-sympa !
Euh, j'ai une photo de toi où tu ressembles à Lambert, tu sais Wilson ??? C'est normal ? T'es Stéphane Wilson en vrai ????
Je n'ai malheureusement pas pu y aller, je n'étais pas à Paris le w.e dernier. Merci pour ce compte-rendu en images.
Quelle épopée mais cela ne m'étonne guère. Le salon du chocolat, je n'y vais plus depuis longtemps car finalement je sais où trouver du bon chocolat même si je reconnais que je peux passer à côté de certaines nouveautés. Merci pour ton reportage et le ton employé. C'est un plaisir de te lire.
Stephane
Il est tout à fait possible de trouver les piments mexicains soit sur le net,soit à Paris, de même pour les Mole Poblano.
Je ne recommande pas d'utiliser les piments africains, la saveur en serait complètement différente. Quant au chocolat du noir ira très bien.
Quel programme dis-moi! Ca fait deux années de suite que je le rate ce salon, arrivée trop tôt en France et repartie trop vite. Ton mini-reportage me donne l'impression d'y être, sans le chocolat ;-(
ouahh, je prendrais bien une ptite robe en chocolat siouplaît!...surtout la première, elle est surréaliste!Mais bon, si elles sont déjà pour Aude et Manue, je m'incline...
J'ai fait le tout premier Salon du Chocolat, c'était pas mal, cela m'a permit de découvrir des grands noms que je ne connaissais pas. Y retourner ? Oui, peut-être un jour, éventuellement si je suis invité aux soirée VIP. Stéphane, si tu as besoin d'un accompagnateur...
hotesses d ' accueil temps-partiel ( esp-italien
Bonjour ,
Je désirerai postuler pour un poste d ' hotese d ' accueil , mais tourt en sachant que je n ' ai pas de diplôme , mais un bon contact relationnel .
J ' attends une réponse de votre part .
Merci
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