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Qu'est-ce qu'on mange le 05 mars 2007 ?
Multiplexes, Nachos au seigle et Salsa assorties. Le pain, c'est la vie.
Je ne sais pas pourquoi, mais depuis quelques années nous sommes envahis par les nachos dans les complexes de cinéma. Je mens, parce qu'en fait je sais pourquoi: les gens en ont marre de manger des Popcorn salés, c'est un truc d'Allemands (ces gens qui regardent Derrick en boucle), alors si on ne veut pas du sucré (l'horrible Magnum décliné sous tous les arômes possibles, un semi-remorque de Popcorn collant...) on prend des nachos, ou tortillas: c'est mexicain, c'est cool, du coup c'est aussi un peu australien, et très américain parce que les nachos, c'est des Doritos, c'est Omer Simpson, c'est le MagicBullet de la téléboutique qui vous mixe les sauces au micro-ondes en 17 secondes, et ça m'étonne qu'on n'ait pas essayé d'en faire le produit préféré de Britney Spears, de Beyoncé ou de Michael Moore (histoire de rester crédible).
UNE ALTERNATIVE, ALTERNATIVE TU PARLES.
Je dis ça, moi, parce que votre Magnum il est gentil deux minutes, après il coule sur votre belle chemise C&A et vous devez passer dans les toilettes du Quick pour enlever la tache. Les popcorns quant à eux emplâtrent le dessous de votre pantalon, ce qui est dommage quand on sait que si vous êtes un homme on regardera plus vite vos fesses que vos seins (d'autant que vous n'en avez pas). C'est là qu'intervient le nachos: vous pouvez le manger sans y prêter attention (vous êtes quand même venu pour le film, à la base, non?), il peut même ne pas avoir de goût, mais c'était encore trop simple, les multiplexes sont intervenus une fois de plus: vous êtes maintenant chargés d'un ravier de salsa rouge, qui prouve aux plus sceptiques qu'un condiment peut être à la fois salé, sucré, acide et très relevé.
DANS L'IDEAL, NOUS SERIONS PARFAITS.
Je suis bien conscient de ne pouvoir interférer dans la marche impériale des nachos sur l'univers du snack cinématographique. Je fais souvent ce rêve, étrange et pénétrant, où les spectateurs curieux de la dernière prestation de Paris Hilton grignotent allègrement quelques dés de pomme, 2 pruneaux (ou un abricot en saison), et se passent des grappes de raisins de mains en mains, voire de bouche en bouche. De toutes façons, le film est nul. Or donc, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, le nachos n'aura pas raison de moi: j'aurai sa peau.
LA JUNGLE DES MARQUES.
C'est quoi, un nachos-tortilla, au fait? Voilà, tout le monde pense à un chips, un truc frit comme une tranche de patate, qu'on mange à l'apéro avec quelques dips qu'on aura fait soi-même, ce qui est très bien rassurez-vous, je ne passe pas mon temps dans ma friteuse et il m'arrive - je l'avoue - d'acheter des choses "toutes faites", non, ne me jetez pas de cailloux, c'est comme tout: une affaire de choix (non aux arômes, aux parfums de fromage, aux ingrédients louches, en gros non aux marques courantes que je ne citerai pas parce que je suis gentil et que je l'ai déjà fait plus haut). Le nachos, un biscuit apéritif, un vague truc mexicain, un snack à l'américaine? Mais non.
LE PAIN C'EST LA VIE...
NON, les tortillas c'est d'abord DU PAIN. De la farine, de l'eau, un peu de liant pour que la forme tienne le choc à la friture, et voilà. Nous faisons le pain avec de l'eau, de la farine, un peu de sel et de la levure, imaginons que nous n'y mettions pas de levain Kayser (sommes-nous distraits?), qu'on aplatisse le tout et qu'un triangle tombe dans un bain d'huile bouillante (très utile en cas de siège): voilà. Ah oui, au fait, j'ai choisi de faire les nachos au Seigle, mais j'ai un message de retard, écrit en brouillon et non encore publié, qui vous expliquera pourquoi le seigle aime la noix de coco et pourquoi j'en utilise tout le temps.
LES RECETTES
NACHOS ou TORTILLAS DE SEIGLE
- 200g de farine de seigle (ou autre)
- 250g de Maïzena (Farine de maïs)
- 1 oeuf
- 1 bonne pincée de sel
- 2dl d'eau
- Safran, Origan, Cumin.
Tamiser les farines, ajouter l'oeuf battu et l'eau, les épices et le sel, et c'est tout. Ce n'est pas compliqué. Où ça devient plus ardu, c'est lorsque vous étalez la pâte: il faut abaisser sur une épaisseur assez fine sans quoi le nachos gonflera comme une pomme de terre soufflée. En soi ce n'est pas tellement dérangeant, sauf qu'après le truc devient mou, et ça c'est moins top par contre. Une épaisseur fine, des triangles, et hop dans la friteuse à 200°C, quelques minutes de chaque côté, et c'est prêt. On passe aux accompagnements.
SALSA AIGRE-DOUCE À LA TOMATE, FROIDE.
- 4 tomates mûres
- 1/2 poivron rouge
- 1 oignon moyen
- 1 gousse d'ail
- 2cs sucre
- 5cl de vinaigre de cidre
- 2 tomates séchées
- Tabasco rouge
- Sel, poivre, origan, gingembre.
Faire suer l'oignon haché dans un peu d'huile d'olive jusqu'à ce qu'il soit fondant, ajouter le poivron en dés, et la tomate épépinée (mais pas pelée... on n'a pas que ça à faire non plus) en dés et l'ail haché, saler, ajouter 5cl d'eau et laisser compoter une dizaine de minutes à feu moyen, sans coloration. Ajouter le sucre, les tomates séchés hachées, le tabasco et les épices, passer au presse purée assez grossièrement, et laisser cuire encore quelques minutes. Retirer du feu, ajouter le vinaigre, laisser refroidir. Quand la sauce est bien froide, rectifier l'assaisonnement.
SALSA CHEDDAR, POIVRON ET CORIANDRE, CHAUDE.
- 1 poivron vert
- 250g de cheddar*
- 1/2 oignon moyen
- Tabasco vert
- Coriandre en poudre
- Sel, poivre
* En temps normal je vous recommanderais le cheddar vieux, affiné, jaune pâle... mais ici ce bon cheddar industriel orange fera très bien l'affaire.
Faire suer l'oignon haché dans un peu d'huile d'olive jusqu'à ce qu'il soit fondant, ajouter le poivron en dés, un peu d'eau, laisser compoter une dizaine de minutes. Passer au presse-purée assez grossièrement ou au mixer pour une texture plus fine. Remettre sur feu doux et ajouter le cheddar râpé, le tabasco vert, la coriandre, un peu de poivre et de sel au besoin. Servir la sauce chaude, parce que c'est meilleur...
Y'A QUOI AU CINEMA, EN FAIT?
Je ne sais pas. Est-ce vraiment une bonne idée de manger devant un film (Surtout quelque chose d'aussi gras)? Mon petit doigt me dit qu'on en reparlera, néanmoins en attendant ce jour béni on se consolera devant un plat de nachos à partager autour d'une table (bien plus pratique qu'une rangée de sièges devant un écran géant, surtout pour tenter d'entretenir une conversation de plus de 4 mots), les fessiers rangés proprement sur une chaise sans popcorns, et tant pis s'il n'y a pas de trou dans l'accoudoir pour placer un gobelet de Coca. Mojito alors, c'est cubain mais on en profitera pour faire un peu de fusion.
Qu'est-ce qu'on mange le 15 octobre 2006 ?
Briouattes de feta aux champignons, biolives et miel. AVC#7
Après les fraises et les framboises, puis les tomates et le basilic, c'est la Feta et les Champignons majuscules que nous devons marier pour la 7e Edition d'A Vos Casseroles organisée par Marie-Laure. Tout ceci n'est finalement pas terriblement difficile, ou plutôt il est difficile de ne pas être classique. La feta est grecque, les champignons à la grecque ne font peur à personne, on sent qu'il va y avoir de l'huile d'olive dans tout ça...
Et voici qu'avec toutes ces histoires de Ramadan, l'automne qui s'installe et le froid qui revient, il monte dans l'air comme une odeur de miel, de chaud, de doux. "Comfort food", dirait Nigella. Et bien soit, va pour la comfort food à la grecque, téléportée au Maroc pour augmenter la température et favoriser l'ensoleillement. Un mini coup de fusion qui n'en est pas un, et voilà que les tiroirs tremblent, les casseroles débordent de lait et de miel, le frigo s'épuise sous la toute nouvelle chaleur de la cuisine qui sent bon l'olive, le citron, les épices.
Briouates de feta aux champignons, biolives et miel.
Ceci n'est pas très compliqué. J'adore faire des petits triangles comme ça, en un rien de temps, avec un peu de tout, mais presque toujours du miel (je suis miel-addicted). Et au fait, je suis désolé, je ne sais pas très bien comment écrire "briouate", briwatt, ou autres... En tout cas, voilà, ça marche en amuse-bouche, en entrée avec une salade, en accompagnement de plat, en dessert (pruneaux ou figues/fromage blanc/miel...), en vérité ça marche en n'importe quoi.
Pour 20 pièces
- 10 feuilles de brick
- 150g d'olives noires
- 50g d'olives vertes
- 180g de feta
- 50g de ricotta (facultatif)
- 100g de champignons de paris
- 2 cs de miel (j'ai pris un acacia non liquide)
- Sel, poivre du moulin.
Dénoyauter et hacher les olives, faire une brunoise de vos champignons crus, émietter la feta. Mélanger à la fourchette tous les ingrédients avec la ricotta et ajouter le miel, salez, poivrez. Couper les feuilles de brick en 2 demi-cercles (si on part d'un rond). Déposer une cuillère à café de préparation dans un coin, plier en 3 puis en triangles. Je me rends compte que photographier la technique aurait été utile, ceci dit c'est très bien expliqué ici par exemple surtout que je ne suis pas vraiment un pro de la méthode.
Badigeonner de préparation à dorer (exemples: crème fraîche, lait, jaune d'oeuf ou jaune dilué dans un peu d'eau ou de lait...) et enfourner pour 10min à 200°C. Servir tiède de préférence... Encore bien croustillant. Je ne les fait pas tremper dans du miel chaud, non, ça ira pour le moment. Ceci dit, une fois alors que je passais au Lafayette maison, à l'Atelier des chefs, j'ai aperçu Fatema Hal qui, faisant la promotion de son livre, se livrait à une démonstration alléchante: quelques briouates justement... Et même qu'elle m'en a tendu un (oui, je suis malheureusement également people-addicted).
IMPRIMER la recette (1 A4 PDF)
Au final, bien sûr, il n'y a pas de mauvaise surprise en bouche. Ce n'est pas réinventer l'eau chaude que de mettre de la feta avec du miel ou avec des olives. Les olives et le miel, d'ailleurs, s'accordent très bien, même si ce sont deux produits très puissants. Il n'y en a pas un pour céder une miette de terrain à l'autre... J'ai ajouté un peu de ricotta pour faciliter la transition et adoucir les choses, mais je pense qu'on peut tout-à-fait s'en passer finalement. Ah oui, Béa, alors j'avais oublié les champignons ;-) Ils sont en fait eux aussi mis en valeur par le moelleux, le côté crémeux du fromage, et finalement, peut-être que la ricotta n'y est pas pour rien. Ce qu'il y a de doux mais aigre dans la feta est arrondi par le miel, et les champignons s'en accomodent très bien. Par contre, des champignons frais sont indispensables. C'est déjà assez subtil comme ça... il faut dire que ces briouates étaient encore entourés de lamelles de champignons... Voilà ;-) Si je devais les améliorer j'aouterais des lamelles de champignons dans les couches de brick en pliant, histoire de voir le résultat. A tester! (Je ne sais même pas si ça tiendrait).
Et alors si vous voulez tout savoir, on a mangé ça avec une salade composée. enfin, composée de Poulet mariné au citron (avec huile d'olive et mélisse), et puis des raisins frais, quelques dés de poire, des petits dés de concombre, une poignée de champignons crus émincés, quelques fèves des marais, et un assaisonnement fait au blender: concombre+yaourt grec+menthe+sel,poivre+coriandre+noisettes hachées. Un vent d'Afrique du Nord qui s'est évanoui au dessert avec un simple riz au lait.
Enfin, simple, simple... disons que dans mes hésitations tartetatiniennes, j'ai eu comme des envies terribles d'associations tranchantes. Qui vivra verra. Et puis comme Halloween approche à grands pas, j'ai adapté.
Qu'est-ce qu'on mange le 23 août 2006 ?
Bonbon en sardine de riz au lait de tomate, macaron sardine, etc. Blog appétit.
Je me suis demandé comment marier d'une manière un peu plus amusante que d'habitude (non mais, c'est Blog Appétit quand même) les sardines et les tomates. En soi, le mariage n'est pas vraiment compliqué, on est loin des asperges et des fraises du précédent Blog Appétit. Et ces temps-ci je suis dans une phase de pâtisserie obsessionnelle, du coup je me suis dit que j'allais travailler les ingrédients comme un dessert, mais sans en faire un dessert. La tomate comme un riz au lait, la sardine comme des biscuits. Mais voilà, après les avoir arrangé sur une assiette, goûté, re-goûté, fait goûter, photographié, je suis retourné en cuisine. C'est au hasard des chutes de pâte et du reste de riz que je suis arrivé à cette petite bouchée. Sauf que j'ai trouvé ça beaucoup trop bon que pour ne pas en faire la véritable proposition de recette pour Blog Appétit, Sardines et tomates.
RIZ AU LAIT DE TOMATE, LA LAITIÈRE PEUT SE RHABILLER.
- 130g de riz rond
- 500ml de lait
- 150g de concentré de tomate
- 1/2 cube de bouillon de légumes
- poivre du moulin
- 1 cc de tabasco
- Origan, thym, herbes de provence...
- 2 cs de sucre en poudre
- 75g de ricco barra (fromage portugais, question de sardines, sinon un autre ;-)
- 25cl de crème épaisse extra-allégée
Mélanger le lait au concentré de tomate, ajouter le cube de bouillon émietté et porter à ébullition. Ajouter le riz et cuire en tournant pendant environ 35 minutes (attention le riz au lait, il se peut que ça attache ;-) mais si vous intervenez à temps ça n'est jamais bien grave). 15 minutes après avoir versé le riz dans le lait, ajoutez le tabasco, les épices, le poivre et le sucre en poudre. La cuisson est terminée quand le riz est encore légèrement ferme. Retirer du feu, ajouter le fromage (voir Ricco Barra, introuvable sur internet? Si qqn a des informations, je vais aller me renseigner chez le fromager... pâte semi-dure jaune pâle à trous, je le prendrai en photo) et laisser refroidir, puis mettre au frigo. Incorporer la crème épaisse, et remettre au froid au moins une demi-heure avant de servir (ou d'utiliser pour les bouchées ;-) Notez que tout seul, bien froid, avec une salade par exemple...Mmmmm!
PÂTE BRISÉE A LA SARDINE (ELLE AUSSI, ELLE EST BRISÉE...)
- 250g de farine complète
- 90g de beurre
- 1 cs de sucre
- 2 bonnes pincées de sel
- 150g de sardines à l'huile
- sel, poivre du moulin
- 1 oeuf
Mélanger la farine avec le sel, le poivre et le sucre. Ajouter le beurre froid en dés et les sardines émiettées, sabler la pâte, ajouter un oeuf et éventuellement un peu d'eau. Mettre au froid pour une heure environ (pendant que vous préparez le riz au lait, en fait...). Etaler sur un plan de travail entre deux feuilles de papier sulfurisé, découper des formes à l'emporte pièce ou des carrés sur lesquels vous placerez une noisette de riz au lait, pliez, soudez avec un peu d'eau et enfournez à 200° pendant 8 minutes environ.
Les bouchées se servent bouillantes dès la sortie du four, chaudes, tièdes, froides ou glacées ;-) Elles se congèlent très bien crues, et feront de jolis petits amuses-bouche. Mais si, mais si.
CE QUI AVAIT ÉTÉ PRÉVU (PAUVRE PLAT DÉPASSÉ PAR LE BONBON)
MACARON SARDINE-CALVADOS
En fait il y avait le riz au lait de tomate délicatement tassé dans une boîte de sardines, une tomate farcie au pâté de sardine au Calvados, des écailles de sardines (sablés utilisant la pâte pré-citée) à la pâte d'olives noires, et un macaron sardine et calvados. Celui-là il est en bonus, mélange de mes coques de macarons, de la farce de la tomate, de la fausse tapenade aux olives. si je l'avais posé sur une gelée de tomates, je l'aurais bien proposé aussi à part ;-)
Hé oui, c'était ça... il y avait bien du poisson dans ce macaron, dérivé des macarons sésame-nectarine. Miss Tiny n'était pas loin.Mais je n'ai pas fait une autre coque, il s'agit donc bien d'une coque sucrée. C'est aussi pour ça que j'ai essayé de marier la sardine au calvados, pour faire dans le sucré avec l'alcool mais sans non plus renoncer au salé, qui doit dominer. Vraiment, celui-là j'étais content. Plus content que pour le macaron chocolat et olives noires... La prochaine fois j'essayerai avec des coques customisées mais là, j'étais déjà trop content. Et au départ, j'avais pas vraiment prévu de macarons pour Blog appétit, comme quoi... rien de tel que le travail sur le terrain pour trouver des idées intéressantes! La recette à venir avec d'autres macarons (maintenant, je suis galvanisé).
La tomate farcie à la "ganache" qui n'en est pas une de sardine au calvados, fromage blanc, mie de pain, une touche de sirop de liège et quelques autres petites choses. La recette viendra également, elle est encore en adaptation (dans des poivrons, mais avec quelques modifications). Les écailles de sablés (Enroulés les uns sur les autres comme pour faire une rose, décollés à mi-cuisson, une fois formé, puis cuits encore quelques minutes), des écailles pour faire plus poisson...
Et puis même, cette présentation, je ne sais pas, je n'étais pas convaincu. L'assiette est nouvelle et vient de chez IKEA, ça doit être ça qui me perturbe, je ne me suis pas fait au format (psychologiquement) ;-) Bon, non, c'était très bon d'après l'avis général (et pour une fois même les critiques habituels étaient satisfaits, bien qu'un peu sceptiques à priori au sujet des sablés de sardine...). Le riz au lait de tomate est vraiment très fondant, et ce n'est pas du tout un risotto d'ailleurs (ce que je ne voulais pas obtenir de toutes manières). Le macaron, hmmmm, et la tomate, finalement, n'était pas exceptionnelle, c'est une tomate farcie, je ne raffolle pas de ces petites choses. Les sablés par contre, euh, il y en avait beaucoup plus, mais, bon... le temps passant, à force de passer dans la cuisine, le plat diminuait, se vidait...
Et voilà, comment dirais-je donc, afin de conclure ce petit message, cet hommage au hasard qui finalement en est arrivé à la création du bonbon. Encore une fois, à vouloir faire trop compliqué on passe à côté de l'essentiel, et la petite bouchée était tellement fondante... Alors je dirais: Blog appétit!
Qu'est-ce qu'on mange le 13 août 2006 ?
2 cakes salés pour les pirates, Spicy Tuna et Salmolive.
Ce samedi, nous avions prévu un petit barbecue sympa, et quand je dis "nous", je ne me compte pas dedans. Normal: c'est l'été, il fait beau, il fait chaud, on invite des amis, on achète de la viande et on la grille joyeusement en faisant durer l'apéro. Sauf qu'on est en août mais qu'il pleut et que le soir, je ne sais pas vous mais moi je m'emballe dans mon gros plaid en laine angora. Out, le barbecue. Mais on a quand même 16 personnes à nourrir. Et puis surtout comme je disais, c'est pas moi qui organise, du coup on m'annonce le programme et tout ça le samedi à 15h (précision, les invités arrivent à 19h). Que faire? Penser à l'apéro, penser à la viande, non pas de viande, pas de barbecue, il pleut, un dessert, aller acheter de la vaisselle jetable (assiettes, verrines etc), faire des courses (16 personnes ça fait combien de champignons?)...
PIRATES OF THE AMUSES-BOUCHES (LES MALHEURS DE SOPHIE)
D'autant que la semaine je suis toujours aussi occupé par mes petites activités monitoriales, donc j'ai eu un samedi, euh, agité. Bon, aujourd'hui, je publie une partie de l'apéro alors. J'ai fait dans le rapide (mais pitié, pas les chips-coca) et donc deux cakes salés, un lot de verrines flashy betterave-persil-chèvre-Pisang, une montagne de biscotti aux olives et raisins au Ricard (merci Claire, Mercotte, Lorette...). Et avec ça, on boit de la Kriek Extra et du Maitrank (ça sent la Belgique par ici). Bon, les biscotti, malheureusement, il n'en est pas resté, donc pas de photos. En fait, c'est plutôt bon signe.
2 CAKES SALÉS VALENT MIEUX QU'UN.
Pour remplacer les célèbres tranches de patate frites (qui avant de changer de nom portaient le même nom que moi, ce qui aidait les étrangers à se souvenir. Notez, il y a encore Pocahontas et tout le bazar) optons pour le cake en bâtonnets, c'est plus fun, c'est meilleur, et on sait ce qu'on y met, et puis on dit "c'est moi qui l'ai fait". Mais à quoi faire un cake d'apéro pour des jeunes dont on sait qu'ils ont entre 20 et 30 ans, et que c'est tout ce qu'on sait? Misons sur le poisson. C'est vrai quoi, le poisson c'est toujours plus chic que le jambon. Sauf si c'est du Pata Negra, enfin du Bigorre, bref, bon, et puis voilà moi j'aime bien le poisson au moins s'ils n'aiment pas je les mangerai. Les deux cakes au poisson? Oui, allez, d'accord, mais varions. Un pour les filles, un pour les garçons. Un pour les délicats, un pour les solides. Lequel choisir si on est plutôt équilibré? Les deux. Bataille de pirates.
SALMOLIVE CAKE (le pirate un peu trop délicat pour être pirate)
Pirate des eaux douces, plutôt subtil, il ne mange que des pêches blanches, est intraitable sur la provenance de son huile d'olive, regrette le macaron marron-thé vert de chez Hermé, maudit la foule chez Ladurée, mais il est aussi abonné au Louvre et il a la carte des Galeries Lafayette. Il ne porte pas de lunettes, parce qu'il préfère les lentilles, et puis ça va mieux avec son nez, qui lui est assorti à sa nouvelle coiffure.
La recette est dérivée et adaptée des trops célèbres... "Cakes de Sophie" (argh... je sais, je sais. Néanmoins, avouez que pour une réception qu'on m'annonce quelques heures à l'avance, on m'a poussé dans mes retranchements, j'ai opté pour le rapide-efficace-rendement maximum, et puis justement, puisque ses cakes sont tous les mêmes, autant les changer ;-) Non moi je dis merci Sophie, on peut la critiquer, mais euh, ... je la défendrai quand même.
- 3 oeufs
- 200g de farine avec levure incorporée
- 1 cc de levure chimique
- 200g de filet de saumon cuit à la vapeur
- 75g d'olives vertes dénoyautées
- 1 cc de sel
- poivre du moulin
- 10 cl d'huile d'olive
- 12,5 cl de lait
- 100g de fromage râpé
- 1 petit bouquet d'estragon frais
Préchauffer le four à 180°C. Battre les oeufs avec la farine et la levure, ajouter l'huile et le lait chaud puis le gruyère, et enfin le sel, le poivre, les olives hachées et le saumon émietté ainsi que l'estragon. Verser dans un moule à cake non graissé (encore un gain de temps...) et cuire 45minutes sans même avoir besoin de surveiller. Pendant ce temps-là, préparer les sablés pour le dessert avec la crème au chocolat, la pâte des biscotti de l'apéro, mixer les betteraves et faire une petite vaisselle.
SPICY TUNA (le pirate qui arrache)
Pirate des mers déchaînées, il crache comme un coureur du 5000m des championnats d'Europe, il ne ponce pas ses meubles IKEA, il part essayer des baskets avec des chaussettes trouées, met au lave-vaisselle ce qui n'y va pas (fonctionnne aussi avec le lave-linge ou, pire, le sèche-linge), achète du pain n'importe où et surtout dans les boulangeries industrielles, ne sais pas où est rangée la bougie à la citronelle et adore les San Antonio, Sean Paul et peut-être même Rammstein. Il n'est pas question de porter un jugement, je constate, voilà tout.
- 3 oeufs
- 190g de farine avec levure incorporée
- 1 cc de levure chimique
- 170g de thon cuit à la vapeur
- 50g de raisins noirs secs
- 50g de mélange de graines de courge
- 10 cl d'huile d'olive
- 12,5 cl de lait
- 100g de fromage râpé
Le mélange hot and spicy:
- 3 cuillères à soupe de concentré de tomate
- 1 cuillère à soupe de sucre roux
- beaucoup de tabasco
- 1 cuillère à café de piment (Espelette, mélange Arrabiata...)
- 1 cuillère à café de sel
- Poivre du moulin
Préchauffer le four à 180°C. Battre les oeufs avec la farine et la levure, ajouter l'huile et le lait chaud puis le gruyère, et enfin le thon, raisins et graines et le mélange épicé. Verser dans un moule à cake non graissé et cuire 45minutes toujours sans même avoir besoin de surveiller. Pendant ce temps-là, préparer la sauce pour les pâtes. Non, plutôt la crème, il faudra qu'elle refroidisse. Où est passé ce coulis de framboises? Mais est-ce que la salle de bains est rangée?
CAKES ARE BETTER WHEN THEY'RE COLD (PIRATES ARE DEAD WHEN THEY'RE COLD)
Donc, les pirates sont meilleurs morts. Du coup n'hésitez pas à préparer ces cakes à l'avance pour qu'ils aient le temps de prendre en refroidissant. Délicieux à mon avis, ce genre de cakes salés en sur-mesure à nos envies, j'en croise souvent au fond de mon four. Sur ce, voilà, une petite bataille acharnée. Soyons ludiques.
Qu'est-ce qu'on mange le 17 juillet 2006 ?
Gagnaire, bienvenue. Marmelade d'aubergines aux olives version Fooding.
Non, ceci n'est pas du Gagnaire, enfin pas vraiment.
LE FOODING
Si vous êtes parisien, parisienne, peut-être vous êtes-vous rendus au Grand Fooding d'été 2006 au Village Saint-Paul le 25 mai dernier. Dans ce cas, vous n'aurez pas loupé la sublime marmelade d'aubergines aux olives proposée par Pierre Gagnaire, chef merveilleux et fort sympathique par ailleurs, comme les quelques bienheureux qui l'auront reconnu (incognito) dans la foule auront pu le constater. Et donc voilà, il l'accompagnait -selon le programme théorique- d'une lichette de veau, romarin, citron vert (et en fait, on apercevait un croustillant en chapelure, un coulis rouge et de petites feuilles vertes). Et donc j'ai demandé au gentil monsieur qui servait ce qu'il y avait là-dedans, ce à quoi il m'a répondu : Aubergines, ricotta, fromage blanc et tandoori.
Voilà, donc ça c'est ce qu'on avait. Je ne sais pas ce qu'était la petite feuille ni le coulis rouge. C'était bon, quoi qu'il en soit, et j'étais captivé par le goût de cette somptueuse marmelade d'aubergines.
LA VERSION RECONSTITUEE (parce qu'il ne fait pas traiteur)
Comme le programme annonçait des olives et parce que j'adore ça, j'en ai ajouté. Je ne sais pas si la version d'origine en contenait. Je regrette de n'y avoir pas prêté plus attention, mais ce qui est fait est fait. Alors j'ai rassembé:
- 2 aubergines moyennes
- 125g ricotta
- 100g fromage blanc
- 1 grosse cuillère à café de tandoori (acheté à la Grande Epicerie)
- 8 à 10 olives vertes hachées
- sel, poivre, herbes de provence
- huile d'olive
J'ai coupé les aubergines en 4 dans la longueur puis en tronçons, je les ai fait revenir dans l'huile d'olive à feu fort, puis j'ai diminué le feu en continuant de tourner, salé, poivrer, et puis j'ai laissé comme ça compoter un peu à feu plus doux à découvert (pas envie d'avoir du jus). Quelques herbes de provence mais pas trop, il ne faudrait pas couvrir la délicate saveur des aubergines ;-), juste rehausser leur côté méditerrannéen. Une fois à votre goût, refroidies, vous pouvez ajouter les fromages (blanc+ricotta), le tandoori, goûter, saler et poivrer. A ce moment là j'ai hésité, puis j'ai ajouté les olives, au goût, c'était intéressant, mais peut-être pas nécessaire, peut-être trop ? (Voilà pourquoi j'aurais du faire plus attention pendant la dégustation). Et puis je me suis dit que si je trouvais ça bon, il ne fallait pas chercher plus loin pour cette entrée du dimanche, je ne prépare pas un concours non plus.
ET ON EN FAIT QUOI?
Ce qu'on veut. Là je l'ai servi sur des tranches de baguette aux céréales (une version frottée à l'ail, déconseillée cependant, l'ail couvrait le goût de la marmelade, sans doute faut-il s'y prendre très subtilement), avec une déchirure (soyons lyriques) de jambon de la vallée de l'Eisch (régional, en fait c'est un jambon cru un peu salé). Et voilà... Ce qui restait on l'a mangé simplement sur du pain le soir. Mais on pourrait en faire une terrine, farcir des choux salés... Oh, oui... ;-)
Qu'est-ce qu'on mange le 15 juin 2006 ?
And now appetizers... boeuf mariné, gelée d'espelette, peanut crust.
And now, a short English lesson (for those of you who prefer French messages, please excuse this temporary internationalization of Passion Fusion).
Let's participate to Blog Party#11, Man food (I felt somewhat concerned when I read the description of the actual lack of men in the blogs' horizon ;-).
To eat: Beef marinated in red wine, a tear of soy sauce, dried herbs (herbes de provence), slightly caramelized, thinly sliced, over a "gelée de piment d'espelette", which could be described as a tomato jam with a sweet and spicy taste. And all of this is spread over a peanut crust (flour + butter + water + salt + chopped fresh peanuts). And that's man food (wine, red meat, peanuts). You asked for stereotypes...
To drink: humm, just continue with the red wine: add in a glass 1 tablespoon of sugar, 1/3 martini, 2/3 red wine and some fresh mint leaves. Serve it really chilled! That's it.
Et maintenant, passons à la version française, légèrement différente, et en fait, plutôt complémentaire. C'est tout simplement partagé entre une envie de barbecue inspirée par le retour du mauvais temps, et à la motivation de lier ça au thème de la nourriture d'homme (autant dire nourriture virile...). Hé oui, parce que si madame cuisine tous les jours à la maison, si monsieur cuisine parfois le week-end, ou même quand monsieur ne cuisine jamais, c'est lui qui fait les barbecue. Sociologiquement intéressant. Alors comme ça, faire un barbecue, c'est pas cuisiner?
Et puis je précise aussi au fait que j'ai fait ma propre gelée de piment parce que maintenant on en trouve partout et que j'adore faire des sauces tomates moi-même (faut-il accorder sauces et tomates au pluriel?). C'est simple comme tout : de la passata (coulis de tomate, bon d'accord là c'est pas moi qui l'ai fait mais quand bien même, on ne sait jamais d'où viennent les tomates du marché de toutes manières), de la gélatine (1 sachet pour 250ml de passata), 1 à 2 cuillères à soupe de sucre, du piment d'espelette à votre goût, sel, poivre, un peu d'herbes de provence (par exemple...). Faire bouillir, passer au chinois, ajouter la gélatine, laisser prendre au froid au moins une heure et demi, enfin vous jugerez bien vous-même ;-) La peanut crust c'est une pâte brisée aux brisures (ha ha ha) de cacahuètes que je me suis ruiné les doigts à éplucher. Le cocktail, rassurez-vous j'ai testé le vin, martini, sucre et menthe, quand c'est servi bien froid c'est délicieux, mais encore une fois, chacun ses goûts, et en tout cas ce qui est sûr c'est que c'est rafraîchissant. Et le boeuf, il est hallal, mais ça n'a rien à voir, et ça je vous en reparlerai au rayon "les bonnes adresses quand votre boucherie est fermée"...
Ah, revoilà un bout de ciel bleu... Demain le soleil? Sortez les amuses-bouche...
Qu'est-ce qu'on mange le 09 juin 2006 ?
Bananarillettes, céleri et chèvre sucré, olives please.
Bananarillettes. C'est quoi? C'est banane, céleri, chèvre frais, ciboulette. Là, elles sont tartinées sur un moelleux pomme fenouil et olives dont vous avez eu la recette hier (je n'allais pas tout mettre en même temps non plus, j'ai assez de choses à écrire comme ça). Pourquoi rillettes? Parce que c'est rendu légèrement fibreux (mais moins que je ne le pensais) par le céleri branche.
- 1 banane mûre mais pas trop non plus (ni brune, ni hypersucrée)
- 1 céleri branche
- 1 chèvre frais ou plus fort si vous aimez (j'ai pris un Gardon)
- Sel, poivre, sel de céleri, une pincée de cube de bouillon de poule dégraissé
- 1 botte de ciboulette
- quelques olives vertes (en accompagnement)
Faites revenir le céléri émincé en petits morceaux dans une poêle avec un peu d'huile, laissez fondre à feu doux en ajoutant un peu d'eau si nécessaire. Quand il est bien tendre, égouttez-le, mélangez à la banane écrasée à la fourchette, au chèvre et à la ciboulette, salez et poivrez, ajoutez le bouillon en poudre écrasé, mixez très rapidement (ou plutôt hachez au grand couteau, c'est préférable, vous n'avez pas envie d'avoir de la bouillie) pour conserver une consistance grossière. Et voilà, réservez au frigo et servez très frais tartiné sur... sur... un cake dans votre panier de pique-nique! (avec les flashy cubes de kiwi poire et poivron, et les biscuits de boudin pour le kit complet)
A bientôt, sur l'herbe, bien entendu (aujourd'hui normalement temps superbe, vendredi, saison des examens).































































